Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Alfred Postell, diplômé de Harvard et sans-abri (source Washington Post)

Publié par The Algerian Speaker sur 16 Juillet 2015, 16:30pm

Catégories : #CHI IDDAHAKK ou CHI IBBEKKI

3éme à partir de la droite (photodu bas)
3éme à partir de la droite (photodu bas)

Alfred Postell est trois fois diplômé, en comptabilité, en économie et en droit. Le dernier de ces diplômes lui a été décerné en 1979 par l'université Harvard, aux Etats-Unis.

Depuis des années, Alfred Postell, sans-abri, vit dans les rues de Washington DC. On le trouve souvent à l'intersection des rues 17 et I, NW (pour nord-ouest), devant le Brawner Building, à la station de métro Farragut West. Il dort parfois dans une église, parfois au pied d'immeubles de bureaux.

C'est le Washington Post qui raconte l'histoire de celui qu'il présente comme le plus diplômé des sans-abri de la capitale fédérale. En avril, Postell comparaissait devant un juge pour effraction dans un des immeubles de bureaux qui fleurissent dans le centre-ville de la capitale des Etats-Unis. Alors que l'on vient de lui lire ses droits, Postell déclare : "Je suis avocat". Avant d'ajouter : "J'ai prêté serment en 1979. J'ai reçu un diplôme en droit de l'université Harvard en 1979." Face à lui, le juge Thomas Motley, diplômé de la même université la même année. "Je me souviens de vous", dit-il au sans-abri. D'autres pourraient dire la même chose. Comme John Roberts, président de la Cour suprême des Etats-Unis, diplômé de Harvard en 1979 ; ou comme Russ Feingold, ancien sénateur du Wisconsin de 1993 à 2011, de la même promotion ; ou encore Ray Anderson, ancien vice-président au sein de la puissante NFL, la ligue de football américain. Tous ceux que le quotidien américain a contactés se souviennent d'un homme intelligent, d'un étudiant brillant, d'un garçon présentant bien, soigné et élégant.

Paranoïa et rupture des liens sociaux

Comme ses camarades d'université, Postell a connu le succès et les joies d'une carrière en devenir. Premier Noir embauché par un cabinet d'avocats, il gagne très correctement sa vie. L'avenir professionnel s'annonçait sous les meilleurs auspices. Mais l'ascension s'est arrêtée là. Postell est schizophrène. Une rupture amoureuse serait à l'origine du déclic. La maladie couvait depuis longtemps, mais Postell a su, un temps, la dissimuler. Puis viennent la paranoïa – il répétait à sa mère qu'il était recherché par la police, constamment – et les ruptures successives avec le monde qui l'entoure, famille, amis, collègues. L'isolement social qui mène à la rue. Au milieu des années 1980, il perd tous ses biens matériels, fruits de quelques années de travail au sein du cabinet d'avocat. De retour ces derniers jours devant le Brawner Building, Alfred Postell ne semble pas prêter plus d'attention que cela au fait que les associations Green Door et Pathways to Housing, spécialisées dans le soutien aux sans-abri atteints de maladies mentales, se sont penché sur son cas pour lui venir en aide. En juin, il a finalement été acquitté dans l'affaire d'effraction qui l'avait mené devant le juge Thomas Motley.

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