Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


La baisse des réserves de changes s’installe dans la durée , La solvabilité de l’Algérie menacée (source Liberté DZ)

Publié par The Algerian Speaker sur 17 Juillet 2015, 10:24am

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

La baisse des réserves de changes s’installe dans la durée , La solvabilité de l’Algérie menacée (source Liberté DZ)

Les réserves de changes ou les moyens de paiement détenus par l’Algérie vont continuer à fondre en l’absence d’une économie diversifiée.

Les réserves de changes de l’Algérie (or non compris) ont baissé à fin mars, montrent les données publiées lundi par la Banque d’Algérie dans sa première note de conjoncture trimestrielle de l’année en cours. Elles se sont établies à 159,92 milliards USD contre 179,938 milliards USD, trois mois plus tôt, soit une baisse de près de 19 milliards USD et près de 57 milliards USD depuis décembre 2013. Elles poursuivent justement leur tendance à la baisse entamée après leur record de décembre 2013 où elles se sont établies à 216,16 milliards USD.

Les réserves de changes de l’Algérie étant constituées essentiellement des recettes des exportations des hydrocarbures dont les prix sont orientés à la baisse à cause d’une situation prolongée de surplus de l’offre du marché, continueront de baisser. Pour autant que les divergences entre les membres de l’Opep, entre l’Arabie Saoudite et l’Algérie notamment, au sujet de la révision des quantités mises sur le marché, persistent.

En effet, le prix du pétrole a dégringolé à partir de la mi-2014, perdant 50% de sa valeur en neuf mois. Le prix moyen de 109 USD/baril au premier trimestre 2014 est passé à 54 USD/baril au premier trimestre de l’année en cours. Au moment où les exportations algériennes d’hydrocarbures enregistrent une baisse en volume (-9%). La note de conjoncture de la Banque d’Algérie a précisé que l’Algérie n’a exporté durant les trois premiers mois de l’année 2015 que l’équivalent de 8,7 milliards USD. À peine la moitié de ce qu’elle a réalisé durant la même période une année auparavant (15,6 milliards USD). Cette baisse des exportations est néanmoins antérieure à la chute des prix du pétrole. L’Algérie exporte moins d’hydrocarbures qu’avant. Les exportations algériennes sont passées de 73,5 milliards USD en 2011, 71,9 milliards USD en 2012, 65 milliards USD en 2013, à 62 milliards USD en 2014.

Ce faisant, les recettes des exportations du pays qui ne comptent qu’une infime partie hors hydrocarbures, ne sont plus en mesure de compenser le déficit de la balance des paiements (10,72 milliards USD à fin mars 2015) qui se creuse à cause de la tendance à la hausse des importations. En dépit du repli conjoncturel lors des trois premiers mois de 2015 (13,3 milliards USD) dont la facture a baissé de 8,4% comparativement à la même période de 2014 (14,5 milliards USD), à cause de la crise du secteur de l’automobile due aux difficultés engendrées par l’entrée en vigueur du nouveau cahier des charges relatif aux conditions d’exercice de l’activité des concessionnaires des véhicules neufs.

Du coup, les réserves de changes ou les moyens de paiement détenus par l’Algérie vont continuer à fondre. Indépendamment des effets conjoncturels accentuant la baisse de ces réserves de change. Comme c’était le cas en ce premier trimestre 2015 qui a vu la baisse des recettes des exportations d’hydrocarbures doublée d’un important transfert par des non-résidents de dividendes “cumulés” au titre de précédents exercices et qui n’ont été effectués que durant ce premier trimestre 2015 (la BA n’a pas précisé le chiffre, ndlr), du déficit enregistré sur le compte capital (-2,94 milliards USD) lié au transfert de 2,34 milliards USD au titre de l’achat par le Fonds national d’investissement (FNI) des parts de VimpelCom dans l’opérateur Djezzy, ainsi qu’une dépréciation de 11% du dinar face au dollar. Bref, la baisse des réserves de changes s’installe dans le temps en l’absence d’une économie diversifiée. Et l’État algérien a moins de temps et moins de moyens pour engager les réformes nécessaires à sa diversification. Les réserves de changes qui, en 2011, couvraient cinq années d’importations, couvrent désormais moins de trois années.

La BA, qui utilise ces réserves pour augmenter la masse monétaire, en convertissant les devises achetées en monnaie nationale afin de soutenir la croissance de l’économie, a constaté une contraction des liquidités (-1%) au bout du premier trimestre 2015, résultant de la baisse des dépôts de la Sonatrach, premier pourvoyeur de l’économie nationale en devises. D’autant que le pays est de plus en plus exposé aux chocs externes. La BA qui utilise ces mêmes réserves pour maintenir le dinar en dessus de sa valeur réelle afin d’atténuer les effets externes sur le pouvoir d’achat des Algériens, a constaté des dégâts en matière d’inflation aussi. Le taux d’inflation en moyenne annuelle de l’indice des prix à fort contenu d’import a atteint 1,41%, soit une hausse de 2,38 points de pourcentage comparativement à mars 2014.

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