Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


L'Algérie avant la prise d'Alger par les Français en juillet 1830

Publié par The Algerian Speaker sur 23 Août 2015, 10:48am

Catégories : #HISTOIRE (KAN YA MAKAN FI KADIM AZAMANE

L'Algérie avant la prise d'Alger par les Français en juillet 1830

Je me suis souvent demandé à quoi pouvait ressembler l’Algérie avant la prise d’Alger par les Français en juillet 1830.

J’ai pu enfin assouvir ma curiosité grâce à un petit livre édité en 1960, c’est à dire au paroxysme de la guerre d’indépendance. Ce petit livre, « Histoire d’un parjure », on le doit à un Français, Michel HABART, qui a basé son travail sur les écrits laissés par les Généraux de la Conquête. Voici ce que disent de ce pays, tel qu’ils l’ont vu avant d’y mettre le feu et d’y répandre le sang, quelques-uns de ces criminels : Colonel Saladin : « Rien de comparable en Europe à la région de Blida. » Saint Arnaud : « La Kabylie est superbe, un des pays les plus riches que j’aie jamais vus. » Gentry de Bussy : « Pays couvert d’arbres fruitiers de toutes espèces, jardins cultivés jusqu’à la mer, grande variété de légumes grâce à un système d’irrigation très bien entretenu par les Maures. » Je suppose que vous auriez sans doute aimé naître et grandir à cette époque où l’Algérie, sans pétrole et sans gaz, se débrouillait plutôt bien et offrait du bonheur. Ce bonheur, elle ne se contentait pas de l’offrir à ses enfants. L’étranger qui s’y aventurait finissait toujours par y rester et à s’y faire adopter. L’attraction exercée par ce pays était telle, d’ailleurs, signale Michel HABART, que les capitaines de navires accostant au port d’Alger interdisaient aux matelots de descendre à terre de peur de les voir s’évanouir dans la nature. Mieux que cela ! De nombreux soldats espagnols désertaient leurs garnisons d’Oran et venaient s’installer à Alger en qualité d’esclaves, condition qu’ils jugeaient plus humaine que celle qui était la leur dans l’armée d’occupation. Je gage qu’à cette époque-là on était à un million de miles marins de penser qu’un jour viendrait où des Algériens affréteraient des rafiots pour fuir leur Eldorado.

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