Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Les hommes du présidentBouteflika (1ère et 2ème partie)

Publié par The Algerian Speaker sur 9 Septembre 2015, 10:57am

Catégories : #Charika Gadra (hacha enaâma)

Les hommes du présidentBouteflika (1ère et 2ème partie)

Abdelaziz Bouteflika cultive avec brio les logiques de consensus. Pour avoir été parmi les piliers du régime algérien au lendemain de l’Indépendance, Abdelaziz Bouteflika a compris, dés son arrivée au pouvoir, qu’il n’allait pas faire de vieux os au Palais d’El-Mouradia, s’il ne s’entourait pas d’un cabinet composé d’hommes de confiance.a

Depuis 1999, ce cabinet n’a pas cessé de changer de visages. Les personnes le composant sont demeurées longtemps mystérieuses. Obéissant au jeu des équilibres entre les différentes composantes du système algérien, que Bouteflika adopte depuis des années, ce cabinet évolue au gré des rapports de force. Toutefois, en 2015, l’année où de grands changements majeurs ont été entamés avec la restructuration du DRS, les remaniements gouvernementaux à répétition, etc, “les Hommes du Président” ont joué un rôle primordial. Le rang et le parcours de ces hommes renseignent bien sur le fonctionnement du sérail algérien. Pour éclairer la lanterne de nos lecteurs, voici la liste et les portraits de ces personnes influentes qu’Abdelaziz Bouteflika consulte lorsqu’il s’apprête à prendre des décisions stratégiques. Ces personnes composent le noyau dur du sérail algérien :

– Said Bouteflika :

Le frère du Président joue un rôle vital à la Présidence de la République. Au delà de la confiance que lui accorde Abdelaziz Bouteflika, Saïd incarne aux yeux du Président la jeune génération d’après l’Indépendance à laquelle les vieux dirigeants ne comprennent pas grand-chose. Ancien syndicaliste, Saïd Bouteflika offre à son frère les outils nécessaires pour avoir un autre regard sur la scène politique. Il joue aussi un rôle clé dans les relations du clan présidentiel avec les milieux d’affaires et les businessmans les plus importants d’Algérie. Il est le premier intermédiaire entre ces milieux et le Président. Plusieurs missions à l’étranger lui ont été confiées. Etant plus jeune que les autres conseillers et proches d’Abdelaziz Bouteflika, il s’est occupé de plusieurs dossiers capitaux. Avec son parcours atypique et ses relations privilégiées avec son frère, Saïd Boutelfika suscite énormément de méfiance à la Présidence. Ses adversaires lui prêtent toutes les mauvaises intentions du monde. Mais, en coulisses, rien ne semble perturber sa sérénité.

– Boualem Bessaiah :

Les Algériens, notamment les plus jeunes, ne le connaissent pas. Et pourtant, l’influence de cet homme est sansa pareille. Boualem Bessaih est un ami de longue date d’Abdelaziz Bouteflika. Les deux hommes se connaissent depuis 1958. Parfait bilingue, cet homme, originaire d’El-Bayadh, est l’ancien fondateur du contre-espionnage algérien en 1959 quand il était au MALG, l’ancêtre du DRS. Boualem Bessaiah a travaillé avec tous les présidents algériens au regard de sa stature. Cependant, il avait boudé les généraux “janviéristes” des années 90 qui avaient interrompu le processus électoral après la victoire du FIS. Boualem Bessaiah est la “muse” de Bouteflika quant aux questions politiques et diplomatiques. Ses conseils et son expérience sont souvent d’une grande utilité pour Abdelaziz Bouteflika. En tant que conseiller à la Présidence, Boualem Bessaiah incarne le courant qui oeuvre pour une deuxième république et une nouvelle constitution progressiste.

– Bachir Tartag :

Le “Bombardier”, alias Athmane Tartag, appelé aussi Bachir, a rejoint la Présidence en 2014, en tant que conseiller chargé des questions de sécurité et du renseignement. L’ancien patron du contre-espionnage algérien, à savoir la Direction de la sécurité intérieure du DRS, fournit à Bouteflika les études et les décryptages les plus précis concernant la situation sécuritaire en Algérie et tout l’environnement géopolitique. L’expérience de Tartag au sein du DRS et ses relations avec le général Toufik, constituent des atouts pour Bouteflika lorsqu’il veut négocier des compromis ou trouver un consensus avec les dirigeants de l’appareil sécuritaire le plus puissant du pays.

– Le général Nagib :

C’est un homme très discret. Il est, pourtant, l’un des hauts gradés du DRS les plus influents du pays. Il bénéficie d’une grande considération auprès d’Abdelaziz Bouteflika qui voit en lui la face moderne des services de renseignement. Diplômé en sciences politiques de l’Université américaine de Beyrouth, le général Nagib parle couramment arabe, français, anglais et espagnol. Il avait occupé le poste d’attaché militaire à Madrid puis à Washington. Ses conseils et son expertise ont joué un rôle important dans l’actuelle restructuration du DRS. Bouteflika a compté sur lui lors de plusieurs missions délicates.

– Ahmed Ouyahia :

Parfait bilingue, le rôle d’Ouyahia dans ce cercle restreint est important. En dépit de ses ambitions politiques, Ahmed Ouyahia sert beaucoup au clan présidentiel, surtout en ce moment, car il est le représentant actuel du clan des militaires des années 90 avec lesquels Ouyahia entretient des relations très cordiales. Son positionnement auprès des généraux “janviéristes” permet à Bouteflika de maintenir les équilibres du pouvoir. En plus, entre les deux hommes, il existe une vieille relation qui remonte aux années 80. Quand Ahmed Ouyahia était représentant de l’Algérie auprès de l’ONU, il croisait souvent et régulièrement Abdelaziz Bouteflika qui, lors de sa traversée du désert, effectuait à New York des missions diplomatiques auprès de ses amis les Cheikhs des pays du Golfe. Ahmed Ouyahia dispose d’une excellente connaissance de l’appareil administratif civil et militaire. Il est d’une aide précieuse pour le sérail en dépit de ses divergences avec certains de ses acteurs.

- Abdelmalek Sellal :

Abdelaziz Bouteflika lui voue une grande affection. Sellal incarne le parfait “fidèle serviteur”. Technocrate discipliné, maîtrisant les rouages de l’administration, Sellal a été longtemps d’une aide précieuse à Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier n’a pas hésité à le propulser aux devants de la scène en lui confiant la délicate mission de diriger le gouvernement. Sellal est-il, pour autant, le dauphin d’Abdelaziz Bouteflika ? Pas si sûr…

– Ahmed Gaïd Salah :

Général-Major et Chef d’Etat–Major de l’Armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah est un allié de poids pour Abdelaziz Bouteflika. Ensemble, ils ont mené des changements drastiques au sein de l’armée. Et ce n’était pourtant guère facile. Pour écarter les généraux “janviéristes” des années 90, Bouteflika avait besoin de se constituer son propre réseau d’influence au sein de l’establishment militaire. Dés 2004, Ahmed Gaïd Salah a conclu un pacte avec Abdelaziz Bouteflika pour faire face au général Mohamed Lamari, décédé en février 2012, qui avait enclenché les hostilités afin d’évincer Bouteflika du pouvoir. Gaïd Salah a joué un rôle clé dans le déploiement de la stratégie de Bouteflika qui avait réussi à tisser des alliances stratégiques pour noyauter l’establishment militaire.

– Mourad Medelci :

C’est l’un des rares hommes qui jouissent de la grande confiance d’Abdelaziz Bouteflika. Originaire de la région que le Président, Mourad Medelci a gravi les échelons petit à petit depuis l’arrivée au pouvoir de Bouteflika. Après avoir subi plusieurs tests dans toutes les fonctions qu’il avait occupées, Mourad Medelci hérite d’une mission hautement stratégique aux yeux du Chef de l’Etat : diriger le conseil constitutionnel et éviter à tout prix que ses adversaires puissent actionner l’article 88 et le destituer pour des raisons de santé. Pour l’heure, Medelci a pu éviter un tel scénario en dépit de l’état chancelant de son protecteur.

– Mohamed Ali Boughazi :

Cet ancien membre du parti islamiste Ennahda d’Abdellah Djaballah est un conseiller précieux pour Abdelaziz Bouteflika. Fin connaisseur de la mouvance islamiste et de ses secrets d’alcôves, il a joue un rôle indispensable dans les rapports qu’entretient le Président avec les leaders islamistes. Il est de toutes les négociations et pourparlers secrets avec la mouvance islamiste. C’est un intermédiaire de grande qualité aux yeux de Bouteflika. Excellent arabophone, Ali Boughazi rédige aussi les discours présidentiels à plusieurs occasions.

– Noureddine Zerhouni- Yazid :

C’est un ami de longue date. Même s’il n’occupe aucune fonction officielle apparente, l’ancien ministre de l’Intérieur est resté très proche d’Abdelaziz Bouteflika. Leurs entrevues n’ont jamais cessé. Issu du monde du renseignement, Noureddine Zerhouni a conseillé le Président à nombreuses reprises au sujet de ses relations avec les hauts gradés du DRS. Pour avoir fréquenté et connu le général Toufik, le patron du DRS, Zerhouni fournit des grilles de lectures qui éclairent la lanterne d’Abdelaziz Bouteflika.

– Le général Abdelghani El Hamel :

Ce militaire de carrière est un homme sur lequel compte beaucoup Abdelaziz Bouteflika. Aux yeux du Président, El Hamel incarne l’élite militaire de l’après-Indépendance. Discipliné et structuré, El-Hamel a juré fidélité à Abdelaziz Bouteflika depuis longues années. En guise de récompense, le Chef de l’Etat lui a confié la difficile tâche de redresser la DGSN, la police algérienne, juste après l’assassinat d’Ali Tounsi. Restructurer les renseignements généraux pour en faire un service d’investigation fort et puissant, telle est la deuxième mission que Bouteflika a confié à son homme de confiance. Le Président a toujours rêvé d’avoir un équivalent du FBI pour ne pas dépendre du “pouvoir occulte” du DRS. El-Hamel s’exécute pour accomplir cette mission. Il faudra du temps pour juger de son efficacité.

A suivre

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