Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Mensonge de génèral et élucubrations de citoyen, par Noureddine M

Publié par The Algerian Speaker sur 4 Septembre 2015, 08:54am

Catégories : #M'rahba walla m'rahbtim bikoum

La force et la faiblesse des dictateurs est d'avoir fait un pacte avec le desespoir des peuples (Georges Bernanos)
La force et la faiblesse des dictateurs est d'avoir fait un pacte avec le desespoir des peuples (Georges Bernanos)

Dans son numéro du 12.02.2014, Le journal « al khabar » avait, en pleine cacophonie pré-électoral, publié un entretien avec le général en retraite Hocine Benhadid qui y avait déclaré que le général Mediene est un loup intraitable (`dib charisse`) et ni Bouteflika ni Gaid Salah ne peuvent le dompter. Beaucoup de citoyens, convaincus qu’une guerre de succession s’est enclenchée, se sont alors mis à attendre l’apparition du « Poutine algérien » a même, pensaient-ils, de faire comme le russe qui en deux mandats (2000-2008) a relevé la Russie clochardisée par Eltsine et l’a installée sur le fauteuil de l’URSS. Rappelons que durant la même période avec Bouteflika, mis au pouvoir en 1999, on a eu droit a l’apparition des `harraga`surnommés `ouleds boutef`, a la réapparition des maladies comme la peste éradiquées par ses prédécesseurs, a l’arrivée des dégénérés du golf comme investisseurs financés par l’Algérie, etc.… Dix huit mois plus tard les citoyens qui ont lu cet entretien se rendent à l’évidence : en Algérie il n’y a plus de loups en liberté depuis longtemps, il n’y a que des chacals. On s’est rappelé aussi qu’un colonel et un capitaine recyclés nous ont déjà dit que le général «Toufik» n’est qu’un mythe. Est-ce que le général nous a menti par ignorance ? Auprès du peuple nos généraux ne sont pas réputés pour être des lumières en politique, le surnom de `Mokh` attribué a l’un d’entre eux était considéré comme une invention de la presse. Si les ricains leurs donnent de temps en temps un bon point, on connait la raison : c’est la méthode utilisée pour vaincre le terrorisme et les précieuses informations qu’elle leurs permet d’obtenir. Les ricains apprécient la méthode mais préfèrent la voir utilisée par les autres. Est-ce qu’il a été missionné pour nous mentir ? On peut le supposer puisque on a eu droit au cardiologue menteur, honte au syndicat des professeurs qui n’a pas réagi, et aux ministres bonimenteurs, ceux-là rien ne leur fait honte depuis longtemps. Que le général Benhadid nous ait menti par ignorance ou sur instruction, une chose est au jour d’aujourd’hui certaine : Bouteflika et Gaid Salah qui n’ont jamais fréquenté ni l’université ni aucune académie militaire semblent savoir ce que Benhadid et ses amis ignorent ou font semblant d’ignorer : la puissance, le pouvoir sans le peuple, dans les pays africains ne peut être acquis que de l’Elysée et ne se donne pas gratuitement, il est au plus offrant. Le mensonge du général Benhadid nous remet en mémoire un autre : l’armée s’est retirée de la politique. Seulement les faits contredisant cette affirmation sont presque quotidiennement constatés par le citoyen. Dans ce cas précis il y a mensonge et ineptie. Ineptie dans la mesure où les algériens n’ont jamais souhaité que leur armée soit apolitique, ils veulent qu’elle soit non partisane et ses cadres non acoquinés aux affairistes. L’instruction et la culture de beaucoup d’algériens leurs ont permis de savoir qu’un état se construit avec les citoyens sur un socle appelé « l’armée »sans que cette armée soit considérée comme une mule qui accepte tout. La première tentative pour « faire l’Algérie » est venue du chef d’une armée algérienne. Ce n’est pas par hasard que le premier président des USA est un général (George Washington), c’est un général qui a fait la France moderne (Napoléon Bonaparte) et c’est un autre général qui la reconstituée après la faillite de 1939 (Charles de Gaule), le fondateur de la Turquie moderne est un général (Mustapha Kamel), citant encor Vladimir Poutine colonel du KGB. Pour être un socle solide, l’armée observe, suit et surveille mais n’intervient pas dans la vie ordinaire des institutions. Un caporal des « services » ou n’importe quel cadre de l’armée ne doit pas avoir la possibilité de gêner le travail d’un responsable civile, il ne doit le faire que par la voie légale. Evidement faut être ignorant ou naïf pour croire que les « les services » de part le monde ignorent ce qui se passe dans les associations civiles de leurs pays, ils sont informés mais ne sont pas parties prenantes et savent ce qu’ils doivent faire en cas de dérapages. Les informateurs de l’armée sont appelés, dans les anciens romans policiers, « les honorables correspondants » ; ils sont rétribués mais gare a eux s’ils portent atteinte a la collectivité. S’ils piétinent la loi ils la subissent et personne n’intervient en leur faveur. A l’image des officiers de l’ALN, les anciens colonels n’ont jamais verse dans le mensonge au peuple ou à sa désinformation. A cause de cela peut être on oubliera leurs échecs (révolution agraire, industrie industrialisante, barrage vert, etc.…). Ces colonels ont essayé de « faire l’Algérie » malheureusement sans les algériens et souvent malgré les algériens. Ils ont échoué. Même s’ils ont veillé à ne pas laisser leur progéniture dans la pauvreté leurs intentions étaient bonnes. L’histoire et les générations futures jugeront. Ceci nous mène à la question : un budget, des hommes en tenu, des infrastructures et du matériel peuvent-ils constituer un socle pour la nation ? Si en Algérie le socle n’existe pas, s’il est inadapté ou s’il n’a pas été utilisé, le peuple n’en est en rien responsable, c’est l’élite qui a été défaillante, l’élite militaire d’abord et civile ensuite. Au jour d’aujourd’hui, on pense que l’algérien qui souhaite imiter le général de Gaule ou Mustapha Kemal pour « faire l’Algérie », semble bloqué par ceux, ayant fait ou pas l’université, qui semblent avoir réussi à faire une bonne offre à l’Elysée. Il parait aussi gêné par une donnée qui a été négligée : les dossiers constitués ailleurs alors que se menait la guerre totale contre le terrorisme. Un de ces dossiers est au niveau du tribunal de Genève, un autre a été parait-il complété la semaine passée à Paris et les autres sont apparemment prêts a être soumis au TPI. Mais ceci ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. Le dossier du TPI sera neutralisé et ne sera d’aucune utilité pour celui qui l’a constitué si le concerné décide d’aller lui-même au TPI…après avoir fait son devoir. Il leurs dira : « Messieurs-dames, je suis a votre disposition, j’ai fais ce que j’ai estimé, en mon âme et conscience, être mon devoir ; faites ce que vous estimez être le votre ». A un certain âge on n’oubli pas la mort, l’algérien raisonnable n’oubli plus de s’y préparer et il est peut être préférable, a 70 ans d’attendre la mort dans une prison du TPI, certainement au milieu d’une roseraie hollandaise que dans un bunker algérois sous l’autorité des félons. Par ailleurs si on réussi un processus a la manière des polonais ou des espagnols, les citoyens et les générations futures sauront être reconnaissants. Quand il a fini avec ses élucubrations, le citoyen se rend compte qu’à l’heure actuelle les notions de socle, d’état, de nation, ne sont plus d’actualité. On se préoccupe du contenu de la marmite qu’on ne pourra peut être plus importé dans trois mois. Oubliée la confiance de Ben M’hidi en le peuple algérien pourtant plus pauvre, moins instruit et subissant plus de contraintes que les algériens d’aujourd’hui. Perdues, les capacités de Abane et sa rigueur dans le travail. Dissoute l’autorité morale et patriotique de Benboulaid ou Krim. Discréditée « Al-wataniya » de Boudiaf. Oublié aussi le menu de ceux qui ont combattu les armes a la main et battu la puissance colonialiste: figues de Tizi, dattes de Tolga, huile d’olive de Guelma,Tizi, Sig et la `b’ssissa de Tiaret ou Setif. Mais les moments difficiles sont propices à certains chantiers…S’il y a des Hommes.

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