Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


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Publié par The Algerian Speaker sur 31 Décembre 2015, 09:56am

C’est ainsi que la journaliste José Garçon évoque la disparition de Hocine Aït Ahmed dans le vibrant hommage qu’elle lui a rendu dans les colonnes du quotidien français Libération.

Spécialiste de l’Algérie et du Maghreb, José Garçon qui l’avait connu, le décrit comme «le visionnaire qui contesta, dès après l’indépendance, le parti unique et l’autoritarisme du pouvoir militaire avec lequel il n’acceptera jamais aucune compromission».

Bête de la politique, cet opposant irréductible, écrit-elle, était persuadé de la nécessité d’éviter le pire en laissant une porte de sortie à un pouvoir dont il disait que «la médiocrité et l’avidité ont écrasé la lutte et les rêves des Algériens».

Des décennies durant, rappelle José Garçon, «le pouvoir et ses affidés – qui ne supportaient pas de le voir incarner un espoir pour tant d’Algériens – l’auront traîné dans la boue, dépensant une énergie ahurissante pour convaincre qu’il ‘ne représentait rien’».

Loin s’en faut, s’insurge-t-elle, «son retour en Algérie, après vingt ans d’exil, donna lieu, en 1989, au plus grand rassemblement qu’Alger ait connu depuis».

«Si l’Hocine», comme l’appellent affectueusement ses partisans, aimait s’évader dans la lecture et l’apprentissage des langues d’abord dans les prisons françaises- «j’échappais ainsi aux querelles incessantes de mes compagnons d’armes»- «puis, dans les geôles de Ben Bella, le premier Président de l’Algérie indépendante qui le condamna à mort».

«C’est cette personnalité méconnue- d’une grande pudeur, l’homme est très jaloux de son intimité- qui façonna un dirigeant politique hors norme».

L’auteur de l’hommage le qualifie de solitaire «qui se méfiait des mots comme si sa vie politique l’avait persuadé qu’‘ils servent avant tout à trahir’».

De son aveu, Aït Ahmed ne retient de l’Algérie pour laquelle il aura tout sacrifié que le meilleur: «sa lumière et ses possibles, l’esprit de sacrifice et le courage de ses femmes et ses hommes». Sans renoncer, écrivait-il fin 2010, à ses «rêves de vivre et d’aimer en offrant tout ce que je suis dans un nid silencieux, loin d’ici et d’ailleurs».

A l’heure où l’Algérie officielle décrète, sans vergogne, «huit jours de deuil national», s’indigne l’auteur : «existe-t-il épitaphe plus juste que celle de l’écrivain Kamel Daoud? ‘Un long rêve de liberté et de démocratie n’est plus. Qu’il se repose de ce qui nous tue chaque jour : l’indignité, l’indignation et l’indifférence’».

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