Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Hommage à Aït Ahmed : L’étrange bourde de Bouteflika par Malik Mouffok

Publié par The Algerian Speaker sur 26 Décembre 2015, 14:47pm

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

Jamais de telles erreurs ne se sont produites ni dans ses discours ni dans d’autres communications de la Présidence. Photo : Sidali Djarboub/New Press
Jamais de telles erreurs ne se sont produites ni dans ses discours ni dans d’autres communications de la Présidence. Photo : Sidali Djarboub/New Press

Le message de condoléances du Président Abdelaziz Bouteflika à la famille de Hocine Aït Ahmed comporte une erreur sur son parcours historique qui a suscité l’étonnement et l’incompréhension de nombreux Algériens qui connaissent l’histoire de ce chef historique et opposant irréductible au système politique mis en place depuis l’Indépendance. «Je n’oublierai point son courage, ni sa bravoure et son charisme qui ont marqué les différents événements liés à l’Histoire de l’Algérie, depuis l’Organisation spéciale (OS) qu’il a présidée à une période des plus sombres, jusqu’à ses positions courageuses et ses avis judicieux qui éclairaient les nombreuses rencontres et conférences internationales, en passant par son évasion des geôles du colonisateur…», lit-on dans le message du chef de l’Etat. L’erreur est à la fin de ce paragraphe. Hocine Aït Ahmed ne s’est tout simplement jamais évadé d’une prison à l’époque coloniale. Arrêté le 22 octobre 1956, en compagnie de Mohamed Boudiaf, Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider et Mustapha Lacheraf lors du fameux détournement de l’avion qui allait les transporter du Maroc vers Tunis par l’Armée coloniale, Hocine Aït Ahmed sera libéré avec tous ses compagnons, le même jour : le 19 mars 1962, après le cessez-le-feu figurant dans les Accords d’Evian. Autrement dit, Hocine Aït Ahmed est resté en prison jusqu’à sa libération. Pourquoi écrit-on donc qu’il s’est évadé des geôles du colonisateur? Le rédacteur du message a-t-il confondu le parcours du chef historique Aït Ahmed avec celui d’Ahmed Ben Bella? Ou s’est-il trompé de date? Car, Hocine Aït Ahmed s’est effectivement évadé de la prison d’El Harrach mais pas à l’époque coloniale. C’était le 1er mai 1966, à l’époque du Président Houari Boumediene, où l’actuel chef de l’Etat occupait un poste ministériel. S’agit-il d’une bourde ou d’une manipulation? On le saurait peut-être prochainement. Mais il est utile de rappeler qu’on n’est pas à la première erreur dans les messages du Président ou de la présidence de la République. On se souvient encore du communiqué annonçant, en juin dernier, un remaniement ministériel avec deux portefeuilles de ministre des Affaires étrangères. Une bourde qui a été rectifiée trois jours plus tard, après avoir été relevée par la presse nationale. Il y a eu également celle du message du Président Bouteflika lu à Ghardaïa à l’occasion de la fête de la Victoire, le 19 mars dernier. La presse avait également relevé la différence entre la version arabe lue par l’un de ses conseillers et la version française publiée sur l’agence officielle APS. Une erreur qui a été également rectifiée. Cette nouvelle bourde dans le message présidentiel va-t-elle être corrigée? On le saura dans les tout prochains jours. Mais la multiplication des erreurs confirme ainsi le manque de maîtrise au sein de cette Haute institution de la République. Cela confirme également que le chef de l’Etat, très affaibli par sa maladie et par son âge, ne contrôle plus les messages diffusés en son nom. Car, à l’époque où il était en forme, jamais de telles erreurs ne se sont produites ni dans ses discours ni dans d’autres communications de la Présidence.

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