Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Un pouvoir factice ne gère que l'illusion par Omar Benbekhti

Publié par The Algerian Speaker sur 4 Décembre 2015, 11:57am

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

Un pouvoir factice ne gère que l'illusion par Omar Benbekhti

«Oui, je fais partie d’un gouvernement de bandits», a lancé un ministre à la figure d’un parlementaire : voilà donc l’affairisme qui s’institutionnalise. La contestation de la «controversée et impopulaire» loi de Finances 2016, serait-elle le début d’une révolte populaire? Et quand le ministre des Finances dit abandonner la politique de subvention généralisée des prix, alors les escadrons de la Gendarmerie surviennent pour mater les manifestants. Lorsque l’autoritarisme s’installe, l’exercice du droit se réduit à la seule coercition violente.

Rien n’est plus simple que gérer l’illusion. Ce pouvoir, à l’image des magiciens qui pratiquent la prestidigitation, focalise l’attention sur des OPNI, objets politiques non identifiés, qui multiplient leurs frasques et leurs déclarations ubuesques. De ci-devant responsables manœuvrent la scène des illusions offertes en spectacle pour retenir l’attention. Entre temps, les affaires mènent leur chemin à l’ombre de tout éclairage, occupés que nous sommes par cette scène braquée sur des saltimbanques commis pour distraire analystes, chroniqueurs et autres observateurs. Le tout est magistralement mené de main de maître-illusionniste. En termes de pensée politique, on ne produit plus rien. Le néant absolu. Il n’y a que du discours édulcoré, vulgaire et primaire, discours qui se nourrit de la crise et l’entretient. Mais point de pensée! Le matraquage médiatique autour des déclarations des bouffons de la République emplit notre vie et voile notre vision, infantilisant les perceptions et les attentes. On fonctionne sur le mode du repoussoir, même physique quand on voit certaines mines patibulaires affichées quotidiennement dans les médias. On peut être un homme politique et garder une certaine classe, même si on n’a pas une «belle gueule»! Tout cela procède de cette stratégie du repoussoir pour nous dégoûter de la politique et donc nous tétaniser et démobiliser nos consciences.

Que des députés se tapent dessus, ce n’est pas méchant et ce n’est point une innovation. Cela s’est vu dans d’autres pays. Est-ce un signe de bonne santé démocratique? Bien sûr que non. Jeux de mains jeux de vilains. C’est seulement la démonstration que la communication politique est encore au stade de l’infantilisme. Jeux de mains…Mais comme ces mains se sont souvent, pour ne pas dire toujours, levées pour brasser du vent et applaudir les extravagances gouvernementales, il est permis de penser qu’il serait plus sain d’utiliser les pieds pour ces jeux de vilains…donner de grands coups de pied à ces mains versatiles et inutiles! Le verdict condamnant à 5 ans de prison un général a peut-être scandalisé l’opinion mais n’a pas suscité l’ire de ces députés, ni une réaction aussi violente, ni l’exigence d’un débat sur ces affaires qui touche une institution sensible. Pourquoi cette guerre de clans, évoquée à maintes reprises, s’exprime-t-elle au niveau de l’armée et pas ailleurs, ou au sein d’autres représentations? APN, Sénat, APW ou APC, voire syndicats clientélistes…De son côté, la SG du Parti des Travailleurs déclare : «Nous sommes face à la criminalisation du patriotisme, de l’abnégation et de la compétence, pendant que le pouvoir parallèle fait la promotion des voleurs et des bandits de grand chemin».

On peut comprendre que la loi de Finances 2016 donne lieu à ces gesticulations dans la guerre de clans qui se disputent l’héritage d’un pouvoir agonisant, poussant une oligarchie nauséabonde à redoubler de férocité dans la dilapidation des restes de la rente. Il faut croire cependant, qu’à présent, la contestation risque de s’élargir ; car l’Etat est devenu un satellite de groupes informels, les institutions se délitent et la répression va, elle aussi, se durcir contre les contestations de ceux qui refuseront le fait accompli. Pourtant, cette crise n’est que l’aboutissement d’un long et coûteux processus. Qui paiera le prix de l’amnésie?

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