Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


BNP Paribas n’a plus la cote à Alger(source RMA)

Publié par The Algerian Speaker sur 4 Janvier 2016, 22:05pm

Catégories : #Charika Gadra (hacha enaâma)

BNP Paribas n’a plus la cote à Alger(source RMA)

La visite le 6 janvier à Alger de Jean-Laurent Bonnafé, le premier responsable du groupe bancaire français BNP Paribas, promet d’être très mouvementée.

Les autorités algériennes; notamment les responsables de la Banque Centrale Algérienne et du ministère des Finances sont en colère contre la filiale algérienne de la plus prestigieuse des banques françaises, la BNP Paribas.

Chasse aux cadres algériens

Un véritable malaise qui règne depuis quelques semaines au sein de cette filiale algérienne a été provoqué par plusieurs licenciements de cadres algériens très appréciés par la Banque centrale. Ce ne sont pas les premiers. Récemment, d’autres cadres algériens avaient été mis à la porte par la direction de BNP Paribas Algérie. Ces mises à l’écart ont été perçues comme « un discrédit jeté sur les compétences locales », estime-t-on à Alger, au moment où l’Algérie a besoin d’améliorer son management pour amorcer sa diversification économique. La goutte d’eau qui a fait déverser le vase est le licenciement récent d’un cadre sénior qui occupait la fonction du correspondant des autorités de régulation financière, à savoir le Centre de traitement du renseignement financier (CTRF), à la BNP Paribas Algérie. «Détient-il des dossiers dangereux qui prouvent des anomalies et irrégularité dans la gestion de cette banque ? Dérange-t-il des lobbies ?», s’interroge un cadre du CTRF à Alger. Les méthodes employées par Pascal Fevre, le directeur général de la BNP à Alger et Jean-Charles Aranda, le secrétaire général de la même banque française suscitent un certain étonnement au plus haut niveau de l’administration algérienne. Plusieurs autres inspecteurs de la Banque d’Algérie ont exprimé aussi leur colère et soupçonnent les deux managers français de vouloir «liquider» des managers algériens pour les remplacer par «des copains» dépêchés de France «où les débouchés sont de plus en plus rares», accusent nos interlocuteurs.

Soupçons d’irrégularités

Ce malaise est aggravé par de graves accusations contre la gouvernance de BNP Paribas Algérie. La Banque d’Algérie a reçu des lettres anonymes détenant des informations très compromettantes encore que non vérifiées pour l’instant. Dans l’un des dossiers parvenus aux enquêteurs de la Banque d’Algérie, la BNP Paribas est accusée d’avoir centralisé les fichiers de ses clients algériens, à Casablanca au Maroc alors que les deux pays entretiennent des relations politiques très tendues. La plupart des banques étrangères ont hébergé leurs bases de données à Alger même. Des crédits qui auraient été octroyés dans des conditions douteuses sont aussi mentionnés dans ces dossiers sur lesquels la Banque d’Algérie a enclenché une enquête. Mais, pour l’heure, aucune décision à l’encontre de BNP Paris Algérie n’a été décidée.

La visite à Alger de Jean-Laurent Bonnafé et les autres managers de la direction générale du groupe à Paris se fera dans une ambiance crispée. Les responsables de la maison mère, qui devraient inaugurer un nouveau siège à Alger, devront fournir des assurances aux hauts responsables algériens qui attendent beaucoup de la BNP Paribas dans ce contexte économique difficile pour l’Algérie. «Si la BNP n’y met pas du sien, on ne leur pardonnera pas», prévient enfin un haut cadre du ministère des Finances.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents