Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Quand les réformes font peur aux lobbys, ajtation du front social (sources concordantess)

Publié par The Algerian Speaker sur 5 Janvier 2016, 16:01pm

Catégories : #EL HOGRA (Le mepris)

Quand les réformes font peur aux lobbys, ajtation du front social (sources concordantess)

Le gouvernement va-t-il accélérer le processus des réformes en recourant à une véritable stratégie de choc ou essaie-t-il seulement de gagner du temps en attendant que les prix des hydrocarbures remontent?

La nouveauté fait toujours peur, même quand elle est «conservatrice». C'est le cas des réformes entreprises par le gouvernement Sellal qui, depuis l'annonce de la chute des prix du pétrole et l'entrée en scène de la crise qu'elle a suscitée, s'emploie à mener une transition «souple» vers une économie productive.
«L'Algérie ne peut pas continuer à compter sur le pétrole», a annoncé Sellal à qui nombre de ministres, notamment Abderrahmane Benkhelfa et Abdessalem Bouchouareb, ont apporté leur soutien à travers des déclarations allant dans le même sens et des politiques libérales plus ou moins audacieuses.
Néanmoins, cette offensive du gouvernement, jugée pourtant trop «timide» par nombre d'économistes, est perçue par plusieurs segments de la classe politique et de la société comme «un danger pour le pays». Aussi s'agite-t-on pour la bloquer.
Au début et au milieu des années 1990, l'Algérie a entrepris plusieurs processus de réformes mais aucun n'a abouti. Les réformes conduites par le gouvernement Hamrouche qui devaient mener vers une économie de marché et une démocratie politique effective ont été stoppées après l'arrêt du processus électoral et l'installation du gouvernement Ghozali.
L'autre processus de réformes engagé est celui du plan d'ajustement structurel imposé par le FMI et qui, lui aussi, devait conduire à une économie productive. Mais, les prix du pétrole ayant augmenté, rien ne fut. Dans les deux cas, le rejet des réformes par la société a été évoqué. Aujourd'hui encore le même scénario se répète.
Même si le bras de fer entre le gouvernement et le front social n'est pas encore engagé, tout porte à croire qu'il le sera dans les quelques semaines qui viennent.
En effet, après «les cris au scandale» de l'opposition parlementaire, notamment le Parti des travailleurs, le Front des forces socialistes et l'Alliance de l'Algérie verte, c'est au tour des syndicats de prononcer leur sentence.
A peine, les mesures de la LF 2016 entrées en vigueur, des appels à la grève fusent de toutes parts. Les secteurs économiques comme la Fonction publique font face à une multitude de menaces de grève. Les travailleurs de la Sonelgaz, les transporteurs de voyageurs, les distributeurs de lait, etc: ont déjà exprimé leur volonté de recourir à une grève pour protester contre les augmentations des prix prévues dans la loi de finance 2016.
Les travailleurs de la Fonction publique, notamment les enseignants du supérieur et les syndicats de l'éducation ont appelé à des grèves pour protester contre la baisse du niveau de vie, laquelle baisse est induite par les mesures prises dans le cadre de la LF. Décidément, le front social, qui ne fait que commencer à bouger, risque sérieusement de durcir le ton et de mettre le gouvernement dans l'embarras.
Pour l'heure, les syndicats qui veulent recourir à la grève sont tous affiliés à l'Union nationale des travailleurs algériens, ce qui est rassurant pour le gouvernement puisque l'Ugta représente un partenaire fiable pour ce dernier. Mais la situation risque sérieusement de chavirer et de mettre l'Exécutif devant un dilemme cornélien: continuer les réformes et subir l'affront de la société ou répondre aux doléances du front social et abandonner les réformes.
Autrement dit, choisir entre le peuple et le marché. Une telle impasse n'est pas à exclure. Mais il n'est pas non plus exclu que le front social s'agite sous l'impulsion du segment conservateur du pouvoir qui veut éviter à tout prix au pays d'aller vers une économie de marché, et ce d'autant plus que beaucoup parmi les proches du chef de l'Etat, notamment Khalida Toumi, Zohra Drif-Bitat, Louisa Hanoune, etc., ont déjà eu à rejeter les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la restructuration de l'économie nationale.
Que va-t-il donc se passer dans ces conditions? Le gouvernement va-t-il accélérer le processus des réformes en recourant à une véritable stratégie de choc, quitte à ce que le coût social du projet soit fort ou essaie-t-il seulement de gagner du temps en attendant que les prix des hydrocarbures remontent?
En réponse à une question de L'Expression lors d'une rencontre avec la presse tenue au Forum d'El Moudjahid, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhelfa a assuré que le programme du gouvernement «s'étale» sur 10 ans et qu'il se fera en deux étapes tout en précisant que «le choix d'un retour à la valeur et la rupture avec l'économie rentière» sont des choix irréversibles du gouvernement, ce qui laisse comprendre que l'équipe gouvernementale ne reculera pas, même si, à la thérapie de choc préconisée par certains économistes et hommes politiques, elle préfère la méthode gradualiste. Mais rien n'est sûr

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