Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Ali Benflis présente le Livre Blanc sur le coup de force constitutionnel par Tarek HAFID

Publié par The Algerian Speaker sur 10 Février 2016, 16:10pm

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

Ali Benflis présente le Livre Blanc sur le coup de force constitutionnel par Tarek HAFID

Le président de Talaie El Hourriyet a présenté hier « le Livre Blanc sur le coup de force constitutionnel du 7 février 2016 », un document de 140 pages qui démontre que l’amendement de la loi fondamentale ne vient pas consolider les acquis démocratiques, mais vise à « renforcer la personnalisation du pouvoir ».

Après le Livre Blanc sur la fraude électorale, élaboré au lendemain des élections présidentielles d’avril 2014, Ali Benflis et les cadres de son parti se sont attaqués à l’amendement de la Constitution imposé en ce début d’année par Abdelaziz Bouteflika.

Invité à deux reprises par le pouvoir à discuter de l’amendement constitutionnel, le président de Talaie El Hourriyet a expliqué qu’il reste fermement convaincu que le « peuple reste le premier constituant ». « Le Livre Blanc tente ainsi d’apporter la démonstration que sans une refondation du système politique algérien, les révisions constitutionnelles sont de nul effet. C’est l’Etat de droit qui confère à la Constitution sa sacralité, c’est lui seul qui impose son respect. En l’absence de l’Etat de droit, la Constitution n’a ni sens ni substance ; elle n’est que la devanture du non-droit », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse animée au siège de son parti.

Benflis a relevé le délai particulièrement long que s’est octroyé le pouvoir pour mener ce processus. « En bien moins de cinq ans, d’autres pays ont convoqué des constituantes et ont adopté des Constitutions entières et n’ont pas seulement procédé à des révisions constitutionnelles limitées », notera-t-il en faisant référence à la Tunisie.

Le mythe de « l’homme fort »

Le ton caustique, Ali Benflis s’est attaqué au fondement de la politique imposée par Abdelaziz Bouteflika dès le constat d’échec des « révolutions arabes ». « C’est ainsi qu’est né le mythe de l’homme fort dont le pays aurait besoin, sur lequel est bâti tout le discours politique actuel du régime en place et de ses représentants : un homme fort pour dissuader les immixtions étrangères dans nos affaires intérieures ; un homme fort pour assurer la stabilité et la sécurité du pays ; un homme fort pour mener les grandes réformes politiques, économiques et sociales qu’il n’a pu accomplir en dix-sept longues années ; un homme fort pour instaurer un prétendu Etat civil alors que dix-sept années durant tout a été fait pour démanteler les rares acquis démocratiques, pour bâtir un pouvoir personnel et pour ôter toute perspective à l’Etat de droit. Qui peut croire ce discours politique infantilisant qui veut accréditer l’idée qu’un homme seul peut construire un Etat, préserver une Nation et garantir la stabilité d’une société et qui oublie que l’Etat, la Nation et la société sont affaires de peuple, de citoyennes et de citoyens ? ».

Système inclassable

Pour l’ancien chef du gouvernement, l’amendement de la Constitution n’apporte aucune plus-value sur le plan démocratique, elle ne profite qu’au président de la République. « Il est dans le fait qu’avant comme après la révision constitutionnelle, notre régime politique ne relève toujours pas d’un régime de séparation des pouvoirs ou d’un régime d’équilibre des pouvoirs. Il reste un régime de concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme. Avant comme après la révision constitutionnelle, notre système politique est toujours rétif à tout classement dans la typologie des systèmes constitutionnels connus dans le monde : présidentiel, semi- présidentiel, parlementaire, ou d’assemblée. Nous sommes dans un ordre constitutionnel atypique. Le Livre Blanc le qualifie d’hyper- présidentialiste. Mais je crains que même cette qualification ne reflète pas fidèlement la réalité de notre ordre constitutionnel inclassable », a souligné Benflis.

Il a par ailleurs relevé la suppression de deux dispositions de la Constitution consacrées à la défense nationale. « Les articles 122 et 123 déterminent les règles générales relatives à la Défense Nationale et à l’utilisation des forces armées par les autorités civiles ainsi que la sécurité nationale, comme domaine régi par une loi organique. Cela est passé inaperçu, mais ces deux dispositions ont été supprimées du nouveau texte. J’en conclu donc que ces deux domaines ne relèvent plus des représentants du peuple que sont les parlementaires. Dorénavant, ils seront du ressort exclusif du pouvoir exécutif ».

« Adversaires politiques »

Interrogé sur les critiques formulées par plusieurs responsables du pouvoir qui l’accusent de rejeter toute initiative politique, Benflis a déclaré être à la tête d’un parti qui s’est « inscrit dans une ligne politique d’opposition ». « Il y a un pouvoir en face, ce ne sont pas des ennemis. Ils sont des adversaires politiques qui ont une conception de la politique différente de la nôtre. Nous croyons fermement que la fraude électorale ne permet pas de bâtir un Etat. Je ne peux pas dire oui à de telles pratiques. »

Pour ce qui est de la participation de son parti à d’éventuelles élections législatives anticipées, il répondra que cette question doit être soumise aux instances du parti. « J’ai une haute conception de ce qu’est un parti politique. Talaie El Hourriyet est une formation démocratique gérée par des institutions. La question de la participation aux élections sera présentée à ses institutions, seules aptes à trancher ».

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