Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Mensonges d’Etat : Houari Boumediene, le chimique

Publié par The Algerian Speaker sur 24 Février 2016, 20:56pm

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

Mensonges d’Etat : Houari Boumediene, le chimique

Dans une révélation du magazine Nouvel Observateur d’octobre 1997 (*), qui est passée presque inaperçue en Algérie, et à laquelle on n’a accordé que peu d’intérêt, on apprend certains détails de notre sombre histoire d’après guerre. En effet, l’article écrit par Vincent Jauvert après une longue investigation, parle d’accords secrets annexés aux négociations d’Évian, et relate une affaire ultrasecrète qui ne devait même pas être révélée, tant le côté algérien tenait au secret absolu… et pourtant!

Sous le nom de code B2-Namous, cette base d’essais chimiques et bactériologique est restée secrète et servit aux autorités françaisee depuis les années 1930 jusqu’en 1978, avec la bénédiction de Boukharouba et de son sérail aux commandes depuis 1965. Un polygone d’essai de 100 km sur 60 km, non loin de la ville algérienne Beni-Wennif.

En dehors de l’aspect technique et des faits ignobles que révèle l’article, c’est l’attitude servile des autorités algériennes de l’époque, à leur tête Boumediene et Bouteflika qui est à déplorer ! Les pères du redressement nationaliste autoproclamés, et les "putschistes" contre Ben Bella, ne sont au fait que des pions dans le damier français, et au service de celle-ci. Pour preuve à B2-Namous, les Français "ont testé des grenades, des mines, des obus, des bombes et même des missiles", dit Pierre Messmer, ministre des Armées de De Gaulle, principal témoin dans cette affaire. Sans se soucier ni des populations, ni des sacrifices de celles-ci pour obtenir leur indépendance, Boumediene bénit – une fois de plus - cette offense infligée à son propre peuple.

Les négociations ayant commencé, l’Algérie "s’attend à devoir payer les matériels [de ces sites] qu’il désire conserver.[...] L’abandon de tout ou partie de ces matériels à titre gratuit peut donc constituer une contrepartie aux engagements que nous demanderions aux Algériens de souscrire". Et de fait, ces équipements militaires, évalués à 50 millions, seront cédés à l’armée algérienne pour 21 millions, payables sur trois ans.

L’article révèle les vrais raisons ayant poussé Boumediene à accepter aussi facilement le compromis et dit que "…l’argent ne suffit pas à expliquer l’accord du colonel Boumediene…Mais la plus importante des raisons reste pour l’interlocuteur que "c’était une affaire personnelle entre deux militaires chefs d’Etat : de Gaulle et Boumediene. Et le président algérien ne voulait pas dire non au Général. C’est aussi simple que cela." Voilà, aussi simple que cela, Boumediene ne pouvait pas refuser une demande émanant de son chef, devoir de militaire envers sa hiérarchie !

"C’est l’ambassadeur Philippe Rebeyrol, qui a négocié l’accord sur B2-Namous avec le confident de Boumediene, le commandant Chabou (qui mourra deux ans plus tard dans un mystérieux accident d’hélicoptère)" sûrement pour effacer l’une des traces qui pourrait être gênante dans le parcours de cet imposteur qu’était Boumediene.

Et le diplomate surenchérit : "Comme beaucoup d’officiers algériens, Chabou avait été militaire dans l’armée française. Ce lien affectif a joué aussi." Au cours des discussions, l’homme de Boumediene n’exige qu’une seule chose du chargé d’affaires français : "le respect du secret absolu." Et c’est tout ! Juste de la discrétion s’il vous plaît, et pas de scandale devant la famille….incroyable ! Cela remet sur la table cependant, le rôle joué par les militaires déserteurs de l’armée française dans le maintien de l’Algérie sous la sujétion française.

Bouteflika, qui était non seulement au courant, mais a apparemment participé aux négociations pour preuve une intervention filmée (**) où il se fait passer pour le grand défenseur de l’intérêt du pays lors de ces tractations. Plus tard en 2012, un article Jeune Afrique (***), tente de blanchir Abdelaziz Bouteflika pour des raisons sûrement partisanes, en affirmant que Boumediene lui avait fait un enfant…dans le dos ! Qui pourrait franchement y croire, tant les deux hommes étaient compagnons de parcours jusqu’aux bout, et que Bouteflika était le principal homme de main du "Raĩs".

Le 27 mai 1967, un accord-cadre sur B2-Namous est signé, en catimini, par le nouvel ambassadeur de France à Alger, Pierre de Leusse, et le commandant Chabou, "au nom du président Boumediene" cinq ans de plus mais sous une couverture civile, une filiale de Thomson, la Sodeteg, sera leur employeur officiel. Une autre prolongation du contrat sera signée en 1971, au moment des soi-disant mouvements de nationalisation des hydrocarbures. Voilà ce qui devrait taquiner d’avantage la fierté des "Boumedinstes".

Dans une lettre, Michel Debré, ministre de la Défense, demande à son collègue des Affaires étrangères, Maurice Schumann, d’intervenir… et conclut : "J’attache en ce qui me concerne une très grande importance à un aboutissement rapide de cette affaire, pour laquelle les Algériens se montrent compréhensifs." Le tout, au moment ou Boumediene, tel un charmeur de serpent, nous jouait ses discours anticolonialistes les plus virulents….Sympa l’artiste !

En 1972, les Algériens qui faisaient jusque là les guets pour la France, offrent leur aide et demandent "spontanément à participer dans les essais à B2". Le mot spontanément raisonne comme trahison, inconstance, ou "cocufication" du peuple algérien. La base sera active, dit-on jusqu’au décès de Boumediene, et officiellement fermée, débarrassée et nettoyée !

La question qui se pose est la suivante : si un dossier aussi épineux n’a été révélé que grâce à la perspicacité d’un journaliste talentueux, quelle serait la part cachée de cette supercherie "Boumedienienne", et qui se prolonge encore sous nos yeux ? (A suivre)

Hebib Khalil

* Quand la France testait des armes chimique en Algerie

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