Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Les dessous de la guerre de succession (source I24infos)

Publié par The Algerian Speaker sur 16 Mai 2016, 09:53am

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

le salut pour qui et à quel prix ?
le salut pour qui et à quel prix ?

Comme il le fait depuis l’indépendance, le régime algérien se démène pour garder les clefs du pouvoir qui lui permettent de régner sur le pays et ses richesses. Aujourd’hui encore, il se bat avec lui-même pour trouver un successeur à Bouteflika à l’intérieur même du sérail. Hors de question pour lui que les rênes lui échappent, pour échouer entre des mains « nouvelles ».

Exit, donc, la piste du changement prônée par l’opposition depuis plusieurs années et de plus en plus soutenue par des Algériens au bord de l’explosion : le pouvoir doit rester dans la famille et il est inutile que l’on vienne défendre cette hérésie de « seconde voie » qui disqualifierait les inamovibles et les immuables tenants du pouvoir.

Une des lectures que nous pourrions faire de la scène politique selon les indicateurs de l’actualité et des indiscrétions, est que trois personnalités seraient sur les starting-blocks pour la course à la présidence : Ahmed Ouyahia, fraîchement auréolé de sa retentissante réélection à la tête du RND qui, plus est, applaudie par le président de la République himself ; Abdelmalek Sellal, qui n’a jamais caché des ambitions qui auraient paru cocasses si l’homme n’avait pas réussi à se hisser à des fonctions aussi importantes que Premier-ministre; et, enfin, Chakib Khelil qui, contrairement à ses dénégations devant les caméras complices, ne dirait pas non pas un destin national si on lui « demandait de servir l’Algérie ».

Pour prétendre ainsi briguer la fonction suprême de chef d’Etat, les trois hommes peuvent compter sur des soutiens de taille, toujours selon les mêmes signes, nous pouvons aisément supputer. Le patron du RND et chef de Cabinet du président de la République serait adoubé par les représentants des services de renseignements de la défunte DRS. Abdelmalek Sellal s’appuierait sur Saadani fort du soutien affiché de Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense, tandis que Khelil s’adosserait à Saïd Bouteflika, manifestement contraint de mettre en berne ses propres ambitions en raison de la levée de boucliers que sa candidature suggérée a provoquée. Mais qui détient suffisamment de leviers de commande pour assurer à l’ancien ministre de l’Energie une redoutable infrastructure. Chakib Khelil n’est-il pas, en l’espace de quelques semaines, passé de suspect dans de grandes affaires de corruption, obligé de se réfugier aux USA, au statut de victime de cabale, courant les zaouïas en quête d’une nouvelle virginité ?

Alors que l’Algérie fait face à l’une des plus graves crises économiques de sa jeune existence, les hommes au pouvoir veulent, une nouvelle fois, imposer cette hérésie selon laquelle le salut passerait par le maintien en place du même régime responsable de la débâcle économique et du statu quo que l’Algérie subit.

Question d’un observateur averti : le salut pour qui et à quel prix ?

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