Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Menaces de mort, braquages et agressions. Retour des barbouzes sur fond de lutte pour la succession

Publié par The Algerian Speaker sur 16 Mai 2016, 11:04am

Catégories : #CHI IDDAHAKK ou CHI IBBEKKI

L'un des principaux artisans de cette mascaadeen hauats lieux
L'un des principaux artisans de cette mascaadeen hauats lieux

Les voix discordantes font de plus en plus souvent l’objet de lynchage public, d’agressions verbales et physiques, de menaces de mort, d’intimidations et de braquages à l’aide de Dobermans.

Agressions verbales et physiques, braquages, matraquages, caillassages et menaces de mort, ces pratiques que l’ont pensait révolues reviennent et donnent une piètre image de l’Etat de droit. Jeudi dernier, Abderrahmane Belayat, qui dirige l’opposition contre Amar Saadani, secrétaire général du FLN, est tombé dans un traquenard au moment où il quittait la ville de Bou Saâda. Une cinquantaine de personnes à bord de plusieurs véhicules ont immobilisé sa voiture, qu’elles ont saccagée à coups de gourdins. Belayat et son accompagnateur ont été attaqués par des chiens Doberman aux ordres des assaillants. Blessé, Belayat n’a dû son salut qu'à l'intervention de la police.

Ce grave incident n’est ni isolé ni le premier. Tout comme Belayat, d’autres personnes ont connu des situations tout aussi choquantes. Le général à la retraite Hocine Benhadid a, lui aussi, été victime d’un traquenard bien organisé par… les gendarmes. Début octobre 2015, en milieu d’après-midi, il sortait de la gendarmerie pour une affaire concernant son fils et, sur le chemin du retour, son véhicule a été stoppé par des gendarmes qui avaient dressé un barrage sur l’autoroute au niveau de Ben Aknoun.

Le général refuse de descendre de son véhicule pour suivre les gendarmes. Ces derniers le traînent brutalement et l’embarquent à destination de la brigade de Chéraga, où il restera plus de 48 heures avant d’être présenté au parquet et incarcéré. Malgré les protestations de ses avocats qui évoquent de graves violations de la procédure et son état de santé inquiétant, Benhadid est toujours en attente d’un procès. Ses déclarations sur une web radio ont été à l’origine de la mise en action de la justice par le ministère de la Défense nationale, sans pour autant déposer plainte.

Si Benhadid continue, du fond de sa cellule à El Harrach, à se battre pour son droit à un procès, le groupe des «19 personnalités» (devenu 15) a fini par perdre la voix en raison des pressions graves et scandaleuses qu’il a subi. Certains de ses membres font toujours l’objet de pressions en tous genres, de multiples menaces de kidnapping (notamment d’enfants), de mort et de représailles. Les plus vulnérables se sont retirés, d’autres se battent tant bien que mal. Parmi ces derniers, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, qui depuis des mois est au centre d’une violente campagne médiatique menée par une chaîne de télévision privée.

D’abord parce qu’elle est membre du Groupe des 19, mais aussi parce qu’elle a osé exprimer sa solidarité avec le journal El Khabar, comme l’ont fait des milliers de citoyens et de nombreux partis politiques. Plus grave, il y a quelques mois ses gardes ont intercepté un jeune en train de prendre des photos de la maison où elle habite. L’enquête a pu découvrir l’identité de cet individu «en service». Pour quelles missions ? On n’en sait rien.

Flagrant délit

A Annaba où elle devait animer un meeting, des «voyous» ont été chargés de semer le désordre en jetant des projectiles sur son cortège, alors qu’à Mostaganem les policiers ont évité le pire en arrêtant en situation de flagrant délit des jeunes munis d’objets contendants qu’ils devaient lancer sur la secrétaire générale du PT. Pour cette dernière, «c’est grâce à un député FLN qui a alerté les dirigeants du PT sur cette attaque que les policiers ont pu anticiper les événements».

Après Louisa Hanoune, c’est au tour du professeur Aberkane, président de l’APC d’El Khroub, lui-même membre du G19, d’être la cible d’acharnement. Professeur de médecine, il a été sommé de quitter manu militari son bureau du CHU de Constantine et sans aucune explication. Depuis que son nom a été porté sur la liste des 19 aux côtés d’anciens combattants de l’ALN, comme Fatma-Zohra Drif, Abdelkader Guerroudj et le colonel Boureguâa, il ne cesse de faire l’objet de menaces et d’intimidations.

Pourtant, le Groupe des 19 n’a fait que dénoncer une opération d’isolement du président de la République et une usurpation de ses pouvoirs constitutionnels par un clan appuyé par une oligarchie au service de ce dernier. La sortie du G19 a été violemment critiquée notamment par le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, qui a accusé le général Toufik, ex-patron du Département du renseignement et de sécurité (DRS), d’en être l’instigateur. Pour faire reculer l’initiative, tous les moyens sont bons, à commencer par le recours aux pratiques de barbouzes. Tout porte à croire que la police politique n’a jamais quitté la scène. 

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