Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Les défis majeurs du secteur de l'eau par Amat Nait Messaoud

Publié par The Algerian Speaker sur 18 Septembre 2016, 14:02pm

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

EAU Outre la réparation rapide des réseaux affectés par les fuites, le ministre a insisté sur la lutte contre les branchements illicites qui se sont multipliés au cours de ces dernières années. Photo : DR
EAU Outre la réparation rapide des réseaux affectés par les fuites, le ministre a insisté sur la lutte contre les branchements illicites qui se sont multipliés au cours de ces dernières années. Photo : DR

Les enjeux de l'eau en Algérie semblent, désormais, se focaliser sur la gestion -qui signifie adduction, traitement, distribution, entretien des réseaux, facturation- après que le budget de l'Etat eut supporté des investissements de l'ordre de 50 milliards de dollars dans les investissements visant la mobilisation de la ressource en eau. Cette mobilisation a consisté en la construction des ouvrages de rétention d'eau de surface (barrages), l'installation de stations monobloc de dessalement de l'eau de mer et la réalisation de grands transferts (exemples du MAO: couloir Mostaganem-Arzew-Oran et adduction In Salah-Tamanrasset sur 750 km).

Ces investissements, lancés au début des années 2000, étaient venus à point nommé, au moment où l’Algérie enregistrait le maximum de déséquilibre entre l’offre en eau et les besoins domestiques, agricoles et industriels. En tenant à rappeler ces investissements, samedi dernier devant les cadres de son secteur, le ministre des Ressources en eau et de l’environnement, Abdelkader Ouali, déclarait: « Nous avons gagné la bataille de la mobilisation (de l’eau) et nous devons entamer la bataille de la gestion de cette ressource et la préservation des infrastructures ».

Contrôler toute la chaîne de distribution

L’attention censée être accordée à toute la chaîne de distribution et de l’entretien, trouve sa pleine expression en ces moments de tension qui caractérise la distribution de l’eau dans plusieurs quartiers des villes algériennes et dans une grande partie des villages et bourgades de l’arrière-pays. Il est, pour le moins, inadmissible que des hameaux ou des communes entières, situés à…quelques dizaines de mètres du plan d’eau d’un barrage, ne soient pas raccordés au réseau de distribution. D’autres agglomérations voient la moitié du volume qui leur est destiné se perdre dans les fuites, soit en raison de la vétusté des installations, soit en raison des malfaçons qui ont ponctué la pose et la soudure des tuyaux.

C’est pourquoi, le ministre des Ressources en eau a insisté pour dire que la mission de son département « ne s’arrête pas à la réalisation des infrastructures (…), alors qu’il faut contrôler les réseaux et les infrastructures à partir du barrage jusqu’à la distribution ». Abelkader Ouali a révélé, au cours du regroupement qu’il a organisé avec les cadres de son secteur, que 3,6 milliards de mètre cubes d’eau, destinés annuellement à la consommation domestique, n’arrivent pas entièrement aux consommateurs, en raison des fuites et des déperditions.

La saignée par les fuites et les branchements illicites

Outre la réparation rapide des réseaux affectés par les fuites, le ministre a insisté sur la lutte contre les branchements illicites qui se sont multipliés au cours de ces dernières années. En effet, on signale que, en six mois, il a été recensé 13.000 cas de branchements illicites. « Ce qui représente l’équivalent de 2 millions de mètre cubes d’eau », selon A. Ouali qui appelle les cadres et agents du secteur, qui compte plus de 50.000 travailleurs, à « se mobiliser contre le phénomène du vol et des déperditions ».

Le ministre s’en est pris aux responsables locaux qui n’ont pas daigné intervenir dans les cas de projets stratégiques d’alimentation des populations en eau potable, qui sont soit à l’arrêt soit non exécutés. Dans ce contexte, il a appelé les directeurs des ressources en eau des wilayas à « s’impliquer davantage dans la gestion du service de l’eau en privilégiant la proximité ».

Malgré les grands investissements que l’Etat a consentis au cours des quinze dernières années dans la mobilisation de l’eau, les réalisations effectuées « n’ont pas encore permis d’atteindre l’ensemble des objectifs assignés au secteur », selon le ministre. Ce dernier a mis le doigt sur le service public de l’eau où il a été constaté « la non-continuité de la distribution de l’eau et la persistance de points noirs dans la plupart des villes et localités, et des lacunes dans la prise en charge des fonctions opérationnelles, notamment en matière de gestion technique, d’exploitation et de maintenance des réseaux et installations ».

Hydraulique agricole: le challenge de la sécurité alimentaire

Dans les conseils exécutifs de wilaya et lors de la tenue des comités techniques de daïra, les points noirs des fuites des réseaux reviennent de façon régulière, sans qu’il y ait des avancées en la matière. Outre des problèmes techniques propres au secteur des Ressources en eau (vétusté des adductions ou malfaçons dans la réalisation des nouvelles conduites), les fuites d’eau sont dues également aux travaux réalisés sur les voies publiques par d’autres services (APC, direction des Travaux publics, Sonelgaz,…), lorsque les plans de passage des réseaux ne sont pas établis ou ne sont pas présentés aux intervenants sur le tracé. Cela pose, en premier lieu, la question du rôle des services de la commune en tant qu’instance de coordination de tous les services techniques intervenant sur son territoire.

L’autre challenge de la mobilisation de l’eau est, bien entendu, l’agriculture, dont l’extension des périmètres irrigués demeure un objectif majeur devant contribuer à réduire la facture des importations des produits alimentaires et à participer à la sécurité alimentaire du pays. Le secteur de l’eau fournit actuellement 6,3 milliards de mètres cubes à l’irrigation agricole. « Cet effort devrait se poursuivre pour atteindre les objectifs d’amélioration de la production et de la productivité afin de permettre au secteur agricole de jouer son rôle de diversification de l’économie nationale », dira Abdelkader Ouali.

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