Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


5 Octobre 1988 (source Le Jeune Indépendant)

Publié par The Algerian Speaker sur 5 Octobre 2013, 16:38pm

Catégories : #HISTOIRE (KAN YA MAKAN FI KADIM AZAMANE

Vingt-cinq ans après

Qui parmi nous ne se souvient pas de la date symbolique du 5 octobre 1988. Une date qui a marqué le début d’une nouvelle ère politique, sociale et économique en Algérie. Une date qui a vu les Algériens révoltés contre une absence de bonne gouvernance. Vingt-cinq ans après, l’Algérie a pu sortir d’une crise qui aurait pu mettre en péril son devenir. Le 5 octobre 1988 est une journée très enrichissante en matière de mémoire.

Ce jour-là, le peuple algérien, tous âges confondus, est sorti dans la rue réclamer une vie meilleure. La facture a été lourde : 500 Algériens ont été tués. Enfants, femmes, hommes et vieillards, presque tous les Algériens avaient scandé le même slogan, celui du changement de gouvernance. Ceux qui ont participé à cet évènement ou l’ont seulement vécu s’en souviennent à ce jour.
Le 5 octobre 1988, les Algériens ont envahi les rues, occupé les édifices de l’Etat, les sociétés et les lieux de vente appartenant au secteur public, tels que les Monoprix. Ils ont mis le feu à tout ce qui représente l’Etat. Destructions et pillages ont été enregistrés durant toute une semaine au cours de laquelle l’ex-président de la République, feu Chadli Bendjdid, s’est vu contraint d’appeler le peuple au calme tout en promettant des changements radicaux du système de l’Etat. La voix sera désormais donnée au peuple et aux partis politiques de l’opposition pour interpeller le pouvoir. Depuis, l’Algérie est entrée dans une nouvelle ère de démocratie avec, surtout, une liberté d’expression jamais égalée et une meilleure prise en charge en matière des droits de l’homme. Le 5 octobre 1988 a été un tournant décisif dans le processus du pays.
Un processus qui a vu l’arrivée de plus de 60 nouveaux partis de l’opposition. Toutefois, cette nouvelle expérience a engendré une véritable catastrophe pour le pays, car en optant pour l’ouverture du champ politique à tous ceux désirant créer un parti, l’Algérie a connu une vague d’insécurité qui aurait pu mettre en péril son avenir. Autrement dit, la naissance de certains partis islamistes a été une mauvaise expérience pour les Algériens. Ce qui s’est produit avec l’ex-FIS dissous est un cas de figure flagrant de cette mauvaise expérience. Ce changement a coûté au peuple une lourde facture. En chiffres, plus de 100 000 Algériens ont été tués durant dix années de terrorisme. En face, les autorités algériennes ont été contraintes de mener seules, face au terrorisme des plus barbares, une lutte sans relâche et sans merci décidée par l’ex-Président de la nation, en l’occurrence Liamine Zeroual. L’arrivée au pouvoir de Abdelaziz Bouteflika, en 1999, a pu sauver l’Algérie d’un avenir sombre.
L’homme fort du pays a choisi une politique sage basée sur la réconciliation nationale durant laquelle plus de 17 000 terroristes ont déposé leurs armes. Durant son investiture à la tête de l’Etat, le Président actuel a su faire sortir l’Algérie de l’impasse en la plaçant sur la bonne voie. De grands projets ont été réalisés, de grands pas ont été franchis et de gros efforts ont été consentis, et qui ont fait de l’Algérie un pays pionnier au Maghreb et en Afrique.
Avec près de 200 milliards de dollars de réserve, l’Algérie a su honorer ses dettes avec le FMI et mettre en réserve autant de milliards de dollars. Aujourd’hui, la stabilité et la sécurité règnent dans un pays qui a tant souffert des affres du terrorisme. Un terrorisme des plus aveugles qui n’est autre que le pur produit du 5 octobre 1988. Les Algériens étaient contraints de passer par cette étape pour retrouver le bon chemin.octobre 1988   

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