Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Affaire Chakib Khelil : la complicité de Bouteflika (2e partie) LeMatin DZ

Publié par The Algerian Speaker sur 26 Novembre 2013, 23:08pm

Catégories : #TCHIPA (Corruption) - srika et tutti quanti

Le mandat d'arrêt lancé contre l'ancien ministre de l'énergie Chakib Khelil constitue sans doute la première pierre à cette vaste et sombre découverte à laquelle les Algériens sont tôt ou tard promis : la trahison nationale commise par leur propre président !.

Khelil et Bouteflika, une longue complicité des affaires Khelil et Bouteflika, une longue complicité des affaires

Il leur faut bien arriver à la conclusion que l’extraordinaire pillage de Sonatrach par le clan Bouteflika n’est pas une simple opération de délinquance économique ; il est le fait conscient d’un pouvoir prédateur qui a planifié, en toute conscience, son méfait. Sonatrach n’a pas été victime d’un ordinaire délit de brigandage mais d’un épisode tragique de criminalisation de l’Etat, minutieusement préparé dès 1999, peut-être même dès l’été 1998, par ceux-là qui firent démissionner Zéroual pour installer Bouteflika. La déposition de certains cadres de Sonatrach, dont celle de l’ancien directeur général Mohamed Meziane, accable autant sinon plus, le président de la république que l’ancien ministre Chekib Khelil. Bouteflika est accusé, à demi-mot, d'avoir couvert des agissements antinationaux, pour le compte d'intérêts étrangers. Devant le juge du pôle financier du tribunal d'Alger et devant les enquêteurs du DRS, certains cadres ont accusé l’ancien ministre de l’énergie d’avoir trahi le pays et élaboré  la loi sur les hydrocarbures, durant les premiers mois de l’année 2000 sous la dictée des grands groupes de la pègre pétrolière internationale. Le rédacteur de cette loi ne serait autre que Bob Pleasant, «le juriste» américain que Chakib Khelil a recruté au ministère de l’Energie et des Mines dès son installation à ce département avec l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999. Cet homme, qui aurait travaillé à la Banque mondiale, a contribué à l’élaboration de plusieurs textes de loi durant «le règne» de Chakib au ministère de l’Energie. Des personnes interrogées par les enquêteurs en déclaré que Bob Pleasant aurait reçu la somme de 2 millions de dollars pour «confectionner» la fameuse loi sur les hydrocarbures qui autorise un pillage en règle du sous-sol algérien par les majors anglo-saxons moyennant quelques dividendes accordés à leurs amis algériens. Cette dernière n'ayant pas fait l'unanimité au sein du clan lui-même, en raison de son caractère outrageusement capitulard, a été retirée  par souci tactique. Bouteflika attendra sa réélection en 2004 pour faire adopter la loi, profitant d’une du nouveau rapport de forces favorable. 1. La responsabilité de Bouteflika dans le choix de Chakib KhelilLe pillage de Sonatrach n’est rien d’autre qu’un acte politique. La pègre pétrolière internationale a obtenu du nouveau chef de l’État algérien deux concessions majeures qui annulent, de facto, la nationalisation du pétrole de 1971 : la promulgation de la funeste loi sur les hydrocarbures de 2005 (retirée depuis) et la «privatisation» de Sonatrach qui deviendra une sorte de caisse noire gérée dans l’opacité. Pour cela, la pègre internationale a réussi à installer son homme, Chakib Khelil, au sein du gouvernement algérien avec l’aval du nouveau chef de l’État. Abdelaziz Bouteflika le connaît bien, puisqu’il fréquentait le même lycée d’Oujda, le lycée Abdelmoumène. Chakib Khelil fut nommé à la tête du ministère de l’Énergie avec pour principale mission de contrôler Sonatrach et de la soustraire aux regards extérieurs.

Le DRS ne peut pas ignorer cela puisque, selon des sources concordantes Bouteflika l’a imposé au gouvernement malgré l’opposition des services de renseignements de l’Armée qui en avaient rejeté la candidature pour désertion avérée. Chakib Khelil, né à Oujda au Maroc le 8 août 1939, fait partie de cette catégorie d’étudiants au Maroc qui ont préféré, entre 1956 et 1960, désobéir à l’appel de la wilaya V de Boussouf (dont l’état-major était basé au Maroc) et rejoindre l’Europe et l’Amérique plutôt que le maquis. Rejoindre la résistance était, rappelons-le, une obligation incontournable pour les étudiants algériens, sous peine d’être poursuivis pour désertion. Il a fait ses études à la Texas A&M University où il a obtenu son doctorat en ingénierie pétrolière en 1968.

Chakib Khelil restera pendant onze ans ministre de l’Energie et des Mines et accessoirement PDG de Sonarach. 2. La responsabilité de Bouteflika dans la magouile Sonatrach La déposition de certains cadres de Sonatrach, dont celle de l’ancien directeur général Mohamed Meziane, accable l’ancien ministre Chekib Khelil et l’entourage direct du président Bouteflika. Il a été reconstitué toute l’escroquerie Sonatrach qui s’est avérée être une action mûrement réfléchie, froidement exécutée selon un plan méticuleusement élaboré. Les enquêteurs détiennent  entre les mains une bombe : la preuve que le pillage de Sonatrach est l’œuvre d’une machination concertée entre le président Bouteflika et Chekib Khelil dès le printemps de l’année 2000. Les cadres de Sonatrach ont révélé que l’entreprise a été privatisée dès cette date, par le clan présidentiel, et que Chakib Khelil avait pour mission de contrôler Sonatrach et de la soustraire aux regards extérieurs. Le tout nouveau ministre va immédiatement entourer de barbelés la poule aux oeufs d’or : il ne laissera personne s’en approcher. Dans un premier temps, il la coiffera lui-même, cumulant grossièrement sa haute fonction au sein du gouvernement avec celle de directeur général de Sonatrach. C’était, lui semblait-il, le meilleur moyen d’assurer la confidentialité à des besognes non avouables.

Après quatre ans le procédé devenait cependant assez gênant et le ministre finira par consentir à nommer un successeur à la tête de Sonatrach. Un prête-nom qui n’aurait aucun pouvoir, qui laisserait faire le clan, mais dont la désignation formelle sauverait les apparences aux yeux de l’opinion. Où trouver ce dirigeant fictif ? Chakib Khelil va avoir une idée diabolique : placer aux commandes de l’entreprise un homme atteint d’un cancer avancé et qui passe ses journées dans les séances de chimiothérapie sur un lit d’hôpital. Un homme entièrement absorbé par son combat contre la mort, et donc totalement absent. Le 7 mai 2003, sur proposition de son ministre de l’Énergie, le Président Bouteflika nomme donc Djamel-Eddine Khène, grand malade, directeur général de Sonatrach. Les cadres, interrogés par le juge, ont exhibé des coupures du journal Le Matin, le premier à révéler le scandale et à dénoncer le procédé inhumain qui consiste à exploiter le handicap d’un homme pour des desseins politiciens et à l’empêcher de se soigner convenablement. Le journal recevra, en retour, une avalanche de démentis accompagnée de fortes giboulées de prêches moraux. De son côté, Chakib Khelil menacera le journal de poursuites judiciaires pour diffamation.

Le Matin avait, hélas ! raison : Djamel-Eddine Khène mourra le 7 juillet 2003, deux mois à peine après sa désignation. Le clan Bouteflika venait sans doute de hâter la mort d’un cancéreux. Et Sonatrach sera, ainsi, livrée à la prédation, celle-là sur laquelle enquête aujourd’hui le DRS et la justice italienne.3. Comment Bouteflika a favorisé le pillage par Chakib KhelilLe pouvoir «civil» de Bouteflika a fait en sorte que l’Algérie soit l’un de ses État autocratiques où la gestion de la rente pétrolière n’a jamais fait l’objet d’un débat public. Personne n’est en mesure de dire comment elle est gérée, où sont placées ces énormes masses d’argent générées par les hydrocarbures. Le pouvoir «civil» de Bouteflika a foulé aux pieds lignes des décisions les plus sages prises par un…pouvoir militaire : le Conseil national de l’énergie, créé en 1995 sous la présidence de Zeroual, «chargé d’assurer le suivi et l’évaluation de la politique énergétique nationale à long terme, notamment de la mise en oeuvre d’un plan à long terme destiné à garantir l’avenir énergétique du pays», n’a jamais été convoqué par Bouteflika. Et pour cause ! Cette instance présidée par le chef de l’État et composé des ministres de l’Energie, de la Défense, des Affaires étrangères et des Finances, ne s’est plus réunie depuis 1998. Chakib Khelil a exercé à la Banque mondiale, à Washington, à partir de 1978. Les témoignages ont, par ailleurs reconstitué toute l’escroquerie Sonatrach qui s’est avérée être une action mûrement réfléchie, froidement exécutée selon un plan mét iculeusement élaboré. Le juge d’instruction du pôle financier du tribunal de Sidi M’hamed, détient entre les mains une bombe : la preuve que le pillage de Sonatrach est l’œuvre d’une machination concertée entre le président Bouteflika et Chekib Khelil.

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