Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Des députées algériennes très surveillées au Parlement européen (source LeMatinDZ)

Publié par The Algerian Speaker sur 1 Décembre 2013, 12:06pm

Catégories : #CHI IDDAHAKK ou CHI IBBEKKI

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Quoi de plus normal, diriez-vous ? Mais elles étaient plutôt discrètes et pas très loquaces nos "élues". Et pour cause, les pauvres dames étaient escortées et surveillées de près, de très près même par des "vigiles". Des "hommes" de Bouteflika, comme me lança presque gênée une députée d’un groupe composé de deux députés du FLN, deux députées du RND, une députée du FFS, une députée du PT et deux députées de la coalition verte.

En tentant de m’approcher d’elles, c’est d’abord un certain Amine Assout, membre du protocole de l'ANP qui me fait barrage m’informant qu’il faut d’abord demander l’autorisation à l’ambassade d’Algérie à Bruxelles et, pour ce faire, il me présente Mlle Namni."attachée de presse à l’ambassade d’Algérie à Bruxelles", me souffle-t-elle. "Elles ne peuvent donner aucune déclaration sans mon autorisation", argumente-t-elle. C'est que donc nos "députées" ne sont pas libres de dire ce qu'elles pensent. Trouvant cette situation loufoque et d’un autre temps, je lui avoue être perplexe. La demoiselle dictaphone en main, m’invite à poser mes questions en sa présence. Entre-temps un homme fait irruption de nulle part, s’avance vers nous, prend une des députées FLN par la main s’éloignent tous les deux pour nous rejoindre aussitôt.

La députée FLN m’explique qu’elle doit partir et invite les autres à la suivre. C’est alors que la députée du FFS se rebelle, très énervée, elle s’adresse à moi en criant : "Je suis une députée de l’opposition et personne ne peut me dicter ce que je dois dire ou faire". Elle répondait au prénom de Karima, une grande et belle femme qui ne mâche pas ses mots. Une autre députée plus discrète s’est vite démarquée aussi, il s’agissait de celle du PT de Louisa Hanoune, une Kabyle, manifestement instruite, posée et assez "aware". En réalité, c’était les députées du FLN et du RND qui portaient le pantalon et menaient le groupe à la baguette sous couvert de leurs protecteurs. Elles se sont mises à parler toutes en même temps avec beaucoup d’agressivité et à très haute voix. Il faut dire qu'elles avaient toutes oublier leurs cartes de visite, même si plus loin une députée me glisse dans la poche sa carte en souhaitant garder l'anonymat.

Tout cela s’est passé au sein même du Parlement européen autour de 13 h30 vendredi 29 novembre 2013 à l’issue du Forum annuel mondial des femmes dans les parlements. Pour leur éviter davantage de cris et de hurlements, j’ai pris mes jambes à mon cou et j’ai cavalé vers la sortie du Parlement, loin de me douter que j’allais croiser une eurodéputée qui a voulu savoir la raison de ma hâte, je n’ai pas hésité à lui raconter les détails autour d’un thé irlandais. Nous avons beaucoup ri et étions d’avis que la démocratie en Algérie ce n’est surtout pas avec Bouteflika.

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