Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Hypocrisie royale par Reda BEKKAT

Publié par The Algerian Speaker sur 20 Octobre 2013, 17:48pm

Catégories : #Editos : let's go

En refusant d’entrer au Conseil de sécurité des Nations unies en tant que membre non permanent élu par l’Assemblée générale de l’ONU, l’Arabie Saoudite en a, peut-être, surpris plus d’un. Mais ce qui est plus surprenant encore, c’est l’argumentaire avancé pour justifier son refus d’occuper son siège au sein du Conseil de sécurité. C’est d’abord, selon Riyad, pour protester contre l’incapacité de l’Organisation des Nations unies à régler la question syrienne et surtout à faire face à ses responsabilités vis-à-vis du régime de Bachar Al Assad qui s’est «permis de tuer son peuple et de le brûler à l’arme chimique, au vu et au su du monde entier, sans sanctions dissuasives, est une preuve claire de l’impuissance du Conseil à accomplir son devoir». Plus étonnant, le royaume s’insurge, 65 ans après la fameuse résolution sur le partage de la Palestine, contre la politique «de deux poids, deux mesures» pratiquée par l’ONU à l’égard d’Israël (sic), dans le conflit qui l’oppose aux Palestiniens. Rendons grâce à Dieu que les Saoudiens, qui dans un éclair de clairvoyance, se soient enfin rendu compte de l’injustice que subissent les Palestiniens !

Le plus condamnable est l’attitude adoptée par Riyad de «bouder» le Conseil de sécurité à la suite d’une élection portée par le groupe des pays arabes qui devait lui permettre de représenter des régions du Maghreb et du Moyen-Orient et des populations de plus de 300 millions de personnes. Ne soyons pas dupes si le royaume saoudien découvre sur le tard le fonctionnement injuste et pour le moins inadapté du Conseil de sécurité, où cinq pays seulement possèdent le fameux droit de veto qui permet à chacun d’entre eux de s’opposer à toute résolution soumise au vote du Conseil. Et que précisément, au sein de ce cercle des «cinq pays qui comptent», des continents ne sont pas ou sont sous-représentés, comme l’Afrique, l’Océanie, l’Amérique latine ou encore l’Asie... Pourquoi alors l’Arabie n’a attendu que la question syrienne pour aborder le sujet de manière rocambolesque ?

Ce réveil tardif de l’Arabie Saoudite devant une telle iniquité est, il faut l’avouer, encore plus inattendu, outre le fait que personne ne l’a obligée à siéger au Conseil contre son gré, elle place tous ceux qui l’ont élu et/ou qui ont contribué à son élection au Conseil de sécurité pour un mandat de deux dans une posture difficile. Pour la simple raison qu’il faut savoir qu’une telle élection demande des mois de préparation, de tractations entre les différents Etats membres de l’ONU, entre les groupes informels autour de candidats de consensus et qu’une décision comme celle de refuser au dernier moment d’occuper un siège, ne serait-ce que pour deux ans, au sein du Conseil de sécurité met tout le monde dans l’embarras, si Riyad venait, bien sûr, à persister dans son refus, d’autant qu’il apparaît que pour l’instant cette décision n’a pas été concertée avec les autres pays arabes.

En tout cas, elle n’a pour le moment dérangé personne, aucun des cinq Etats membres du Conseil de sécurité, encore moins l’allié américain de l’Arabie Saoudite. Mais d’ores et déjà, il semble que le royaume saoudien voit mal le rapprochement américain en direction du nouveau président iranien élu en juin dernier. Une occasion sans doute de bouder doublement et de la manière la plus hypocrite.

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