Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


L'école de la vie par Abbas Ait Hamlat

Publié par The Algerian Speaker sur 6 Octobre 2013, 13:55pm

Catégories : #Editos : let's go

L’enseignante ne cache pas sa déception quand elle essaye, à chaque fois, d’expliquer les principes de base pour les classes d’examens. Pour cette enseignante de langue étrangère, les élèves sont très limités malgré l’invasion des technologies de l’information et de la communication. Elle s’insurge surtout contre le rejet de l’autre. « L’apprentissage d’une autre langue que l’arabe présente chez plusieurs élèves dans des villes intérieures comme une grave atteinte à la personnalité », fait-elle savoir. Depuis les années de sang et de feu, les écoles, pour elle, ont formé « plutôt des générations d’assistés que des êtres responsables ». Même son de cloche chez sa collègue, Mme Haroun. Pour elle, il n’y a pas lieu de comparer entre les générations d’élèves : « Les lycéens n’ont ni de niveau ni de capacité. Je commence à développer une grande déception. » Pour elle, ce sont les élèves qui font l’enseignant et non pas le contraire. Cette enseignante a commencé l’enseignement en 1995. Elle s’insurge également contre les attitudes des certains jeunes collègues, dont le bagage intellectuel « laisse à désirer ». « Comment confier des élèves à certains universitaires incapables même de rédiger une demande d’emploi en arabe ou en langue étrangère ? », s’interroge-t-elle. Ce qui traumatise l’enseignante, c’est l’absence totale des parents. « Je ne vois les parents d’élèves que lorsque je confisque le téléphone mobile de leur enfant, sinon ils ne répondent jamais à mes convocations », a-t-elle souligné. Celle qui s’est dirigée vers deux écoles privées indique que « du moins, nous avons un public curieux et respectueux ». Elle ajoute encore : « Les anciens enseignants ont plus de chance que nous ; au moins ils n’ont pas été déçus par leurs élèves. Maintenant, l’enseignant donne tout, mais il ne reçoit que de l’ingratitude, tout retombe sur le dos de ce misérable… »

La part de l’enseignant
Un autre enseignant, Rachid Haddad, PES en mathématiques, soulève le problème de l’insécurité dans les établissements scolaires. « Les enseignants souffrent également des violences physiques et verbales. Ils sont livrés à eux-mêmes, toutes les lois sont dans l’intérêt de l’élève. » Il tire également sur les syndicats. Ces derniers, selon ses dires, « n’ont fait qu’aggraver la situation des enseignants en ne demandant que des augmentations salariales, dire que cette augmentation qui a fait le tour des médias ne reste que mensongère ». Il ajoute que « ces représentants des enseignants devraient penser à cet enseignant dans sa classe, améliorer ses conditions de travail, qu’il soit réellement acteur dans cette action pédagogique, car seul l’enseignant est en mesure de juger si le programme convient ou non aux capacités intellectuelles de son apprenant ». En conclusion, tous les enseignants interrogés s’accordent à dire qu’« une bonne école doit préparer l’enfant à la vie. Elle doit refléter la réalité de son quotidien ». Si l’école algérienne veut préparer les citoyens de demain, il faut, selon leurs propos, qu’elle focalise son attention sur la qualité de l’enseignement et non sur la quantité.

 

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