Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


La Casbah d’Alger : la citadelle accueille chaleureusement les migrants (source El Watan DZ)

Publié par The Algerian Speaker sur 26 Octobre 2013, 15:36pm

Catégories : #HISTOIRE (KAN YA MAKAN FI KADIM AZAMANE

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Malgré les difficultés rencontrées par les habitants de La Casbah, ces derniers n’ont pas oublié les notions d’hospitalité et du vivre ensemble.  

L’Algérie est un pays d’accueil pour les migrants, et pas seulement de transit, selon les observations de l’institut Panos, qui s’intéresse de près à la question migratoire. Avec les drames survenus au  large des côtes de Lampedusa et de Malte, totalisant la mort de près de 400 migrants originaires du continent africain, le débat de la migration clandestine refait surface. A Alger, les migrants subsahariens, qui ne sont pas tous irréguliers, sont visibles à La Casbah depuis la fin des années 1990. Ils se sont également installés aux alentours de la capitale, comme à Bouchbouk, point de liaison situé à Dély Ibrahim. Au cours des années 2000, ils se sont éparpillés vers l’est d’Alger, comme à Bordj El Bahri et Bordj El Kiffan. Pour la majorité des migrants, rejoindre des pays comme la France ou l’Angleterre est l’objectif principal.

Certains travaillent en Algérie pour collecter une somme d’argent afin de financer leur voyage. Cela peut prendre des mois, voire des années. Une poignée décide finalement de s’installer définitivement. D’autres entretiennent des petits commerces entre leur pays d’origine et l’Algérie. Dans la vieille médina d’Alger, La Casbah, ils sont environ 200 à y vivre.
Les relations avec les habitants sont excellentes, d’après les témoignages que nous avons récoltés de part et d’autre. Une partie des migrants, devenus amis avec les habitants de La Casbah, parle désormais la langue locale couramment.

Pour Georges, migrant ivoirien installé depuis presque cinq ans, «les Algériens sont au début méfiants et réticents à notre égard,  mais au fur à mesure que le temps passe, et plus on discute et plus on échange nos expériences, nous devenons amis». «L’Algérien est très humain. Tout le monde à La Casbah nous aide. Quotidiennement, des gens nous ramènent de la nourriture, et à différentes occasions, des vêtements», ajoute-t-il. Toutefois, Georges n’exclut pas les désagréments,  ce qu’il appelle «les ignorants, qui portent en eux des préjugés racistes et xénophobes». «Nous ne leur donnons pas de l’importance, parce que nous savons qu’ils ne sont qu’une minorité d’Algériens à penser ainsi», observe-t-il.

Les habitants de La Casbah considèrent désormais les migrants subsahariens comme «des enfants de la vieille ville». «Ils sont gentils et serviables. Ils ne causent pas de problèmes, ils respectent tout le monde», témoigne aâmmi Ali, 68 ans.
«Je sais que pour la plupart, ils sont musulmans, ils suivent les mêmes rites religieux que nous. Durant le Ramadhan, des habitants de La Casbah veillent à ce que les migrants rompent leur jeûne dans des conditions correctes.» Même avis partagé par Belkacem, qui indique que «les migrants subsahariens sont comme nos frères». «Ils ne font de mal à personne. Ils respectent les coutumes du quartier. Ce n’est pas l’or qui les a amenés ici», poursuit-il.

Le quotidien des migrants se résume en deux points : attendre l’offre de «petits boulots», à différents angles de la médina. «Nous travaillons dans la maçonnerie, la démolition, le ramassage et toutes  sortes de travaux manuels», a expliqué Mamy, originaire du Niger installé à Alger depuis 4 ans. En attendant des jours meilleurs, La Casbah laissera ses portes ouvertes et demeurera tolérante

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Labidi 05/05/2015 16:22

Bonjour, je confirme ce témoignage à propos des migrants sub-sahariens .Ils sont discret et souples dans toutes la communauté musulmane d'Alger .

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