Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Pierre Rabhi, ce leader ô combien utile. Des gourous tel que lui, on en veut plus encore !

Publié par The Algerian Speaker sur 27 Octobre 2013, 12:15pm

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

gourou-des-temps-modernes.jpgPierre Rabhi est né en 1938 à Kenadsa près de Béchar, une oasis dans le sud de l'Algérie dans une famille musulmane. Sa mère meurt alors qu'il est âgé de 4 ans Ses frères sont encore vivants et vivent à Bechar et Kenadsa.
Son père, forgeron, musicien et poète, lui fait alterner l'école coranique et l'école française jusqu'à l'âge de 14 ans. Pierre est confié à un couple de Français, un ingénieur et une institutrice, venus travailler à la Compagnie des Houillères de son village natal. Plus tard, son père sera contraint de fermer son atelier et de travailler à la mine, ce qui marqua la réflexion et la pensée de son fils.
Pierre quitte Kenadsa pour Oran avec sa famille d'adoption et y suit deux années d'études secondaires. À l'âge de 16 ans, à Oran, il choisit de se convertir au christianisme (il dit aujourd'hui ne plus se sentir « lié à aucune religion en particulier »). Il commence à travailler, d'abord dans la dentisterie, puis en tant qu'employé de banque. Lorsque la guerre d'Algérie éclate en 1954, il se trouve dans une situation de double exclusion, fâché avec son père pour s'être converti, et avec son père d'adoption qui l'avait mis à la porte suite à un conflit, juste au début de la guerre. Il décide de partir s'installer en France, à Paris.

Le retour à la terre

Il trouve un poste d'ouvrier spécialisé ; dans l'entreprise où il travaille, il rencontre Michèle avec qui il se mariera plus tard.
Tous deux nourrissent le rêve de s'extraire de leur vie urbaine et pensent à l'agriculture. Il rencontre le docteur Pierre Richard, un médecin, écologiste et visionnaire qui s'occupait à l'époque de la création du Parc national des Cévennes, et qui les encourage dans leur démarche.
Ils décident alors de se rendre en Ardèche pour s'y installer définitivement en 1960, précédant le mouvement néorural de la fin des années 1960.
Ils se marient à Thines. Pierre Rabhi devient père et, sans aucune connaissance agricole, s'inscrit dans une Maison familiale rurale et obtient un diplôme.
Après trois ans comme ouvrier agricole, en 1963 il devient lui-même paysan dans les Cévennes ardéchoises. Il se lance dans l'élevage caprin avec l'intention de ne pas reproduire les mêmes modèles de productivisme, et expérimente l'agriculture biodynamique.
Après des débuts difficiles, le couple acquiert assez d'expérience pour accueillir et conseiller à partir de mai 1968 d'autres néo-ruraux. Quinze années leur seront nécessaires pour parvenir à vivre de leur ferme.
En 1978, il est chargé de formation à l'agroécologie par le CEFRA (Centre d'étude et de formation rurales appliquées).
À partir de 1981, il se rend au Burkina Faso en tant que « paysan sans frontières » à la demande du gouvernement de ce pays et avec le soutien du CRIAD (Centre de relations internationales entre agriculteurs pour le développement).
En 1985, il crée un centre de formation à l'agroécologie à Gorom-Gorom, avec l'appui de l'association Le Point-Mulhouse.
En 1988, il fonde le CIEPAD (Carrefour international déchanges de pratiques appliquées au développement) avec l'appui du conseil général de l'Hérault. Il met en place un « module optimisé d'installation agricole », de programmes de sensibilisation et de formation, et le lancement de nombreuses actions de développement à l'étranger (Maroc, Palestine, Algérie, Tunisie, Sénégal, Togo, Bénin, Mauritanie, Pologne, Ukraine…).
En 1992, il lance le programme de réhabilitation de l'oasis de Chenini-Gabès en Tunisie.
Depuis 1994, il anime le mouvement Oasis en tous lieux, visant à promouvoir le retour à une terre nourricière et la reconstitution du lien social.
La même année, il fonde l'association Les Amis de Pierre Rabhi, rebaptisée en 1998 Terre & Humanisme. L'association a pour activité la promotion et la transmission de l'agroécologie.
En 1997 et 1998, il intervient à la demande de l'ONU dans le cadre de l'élaboration de la convention de lutte contre la désertification (CCD) et est appelé à formuler des propositions concrètes pour son application.
De 1999 à 2001, il lance de nouvelles actions de développement au Niger (région d'Agadez) et au Mali (région de Gao).
En 2002, il fait une pré-campagne présidentielle où il obtient 184 parrainages d'élus et qui donne naissance au Mouvement “Appel pour une insurrection des consciences” (MAPIC).
En 2003, il rencontre Michel Valentin avec lequel il crée en 2004 Les Amanins, un site agroécologique dans la Drôme sur la commune de La Roche-sur-Grane. Cette association sans but lucratif travaille autour de trois axes : l'agriculture, l'éducation et la construction, sous la question « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? Quels enfants laisserons-nous à la planète ? »
Pour l'élection présidentielle de 2007 il est non-candidat, et pour celle de 2012 il lance une campagne « Tous candidats »
Il anime régulièrement des conférences ou des ateliers sur les thèmes de la simplicité volontaire et de la décroissance. Considéré comme artisan de l'altermondialisme, il est invité lors du Forum social européen, et intitule un de ses exposés « Donner une âme à la mondialisation». Il crée en 2007 le Mouvement pour la Terre et l'Humanisme, appelé ensuite mouvement Colibris », dont la mission est d'aider chacun à construire, à son échelle, de nouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme. Il a fait partie du comité éditorial du mensuel français La Décroissance et est vice-président de l'association Kokopelli qui œuvre à la protection de la biodiversité (à la production et à la distribution de semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique) et à la régénération des sols cultivés.
Le mouvement Colibris a été l'un des acteurs majeurs du lancement de RésALIS[lors des Assises pour une alimentation de proximité, à Niort (Deux-Sèvres), en partenariat avec Slow Food. Ce sont près de 300 professionnels intéressés par les circuits courts et la restauration hors domicile qui sont venus découvrir le projet RésALIS. Cette expérience globale pour des réseaux locaux tendant à l'autosuffisance alimentaire à l'échelle d'un département est unique. Le concept RésALIS trouve largement son origine dans la notion d'écorégion, imaginée par Emmanuel Bailly.
Producteurs, transformateurs, cuisiniers, chargés de mission, responsables de filières et élus ont pu ainsi échanger, faire part de leurs doutes et de leurs envies lors d'un forum ouvert.
En 2011, il reçoit le prix du Développement durable du lycée Champollion de Grenoble. Le 16 juillet, il participe à l'inauguration d'un jardin portant son nom à Saint-Alexandre dans le Gard suivie d'une conférence.
En 2012, il rejoint le comité d'honneur de la FLAC
Le 30 juin 2012, il inaugure à Bédarieux (Hérault) un parc public, portant son nom
Le 16 juillet 2013, il publie dans le journal Le Monde, avec Susan George et Edgar Morin, une tribune soutenant l'initiative citoyenne européenne « Arrêtons l'écocide en Europe »

La légende du colibri

Colibri
Lors de ses apparitions en public, il a coutume de raconter la légende du colibri, légende amérindienne, dont il tirera le nom pour créer son mouvement des colibris.
« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »
 

 

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