Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Sahara occidental : sérieux camouflet de la diplomatie algérienne

Publié par The Algerian Speaker sur 26 Novembre 2013, 23:25pm

Catégories : #CHI IDDAHAKK ou CHI IBBEKKI

Barack Obama recevait pour la première fois vendredi le roi du Maroc Mohammed VI, allié des Etats-Unis. Une occasion de trancher la position américaine sur la question du Sahara occidental.

Barack Obama et Mohamed VI. Barack Obama et Mohamed VI.

Les Etats-Unis appuient le plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental. Il a été affirmé lors de la rencontre entre Barack Obama et le roi du Maroc. La délcaration a un effet de bombe sur le département des affaires étrangères et surtout le palais d'El Mouradia, grand ordonnateur de la diplomatie algérienne. Ce positionnement américain constitue donc un sérieux revers pour la diplomatie algérienne qui s'est démenée plus qu'auparavant ces dernières semaines au profit du peuple sahraoui, dénonçant à tout va les violations des droits de l'homme au Sahara occidental. 

Le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, a ainsi affirmé que ce plan était aux yeux des Etats-Unis "sérieux, réaliste et digne de foi". Ce plan "représente une approche potentielle qui peut satisfaire les aspirations des habitants du Sahara occidental pour diriger leurs propres affaires dans la paix et la dignité", a-t-il ajouté lors de son point de presse à la mi-journée.

Cette position ferme des Etats-Unis constitue une victoire pour la diplomatie marocaine. Mais un échec patent pour le département de Lamamra. Au-delà pour le Front Polisario et ses nombreux défenseurs. Le positionnement des Etats-Unis sur le plan marocain rejoint celui de la France et d’un certain nombre de pays qui comptent au sein du conseil de sécurité de l’Onu. 

Pourtant ce dossier avait jeté une ombre en début d'année sur les relations entre Washington et Rabat. En avril, les Etats-Unis avaient un temps proposé que le mandat de la mission des Nations unies dans la région, la Minurso, soit élargi aux droits de l'homme. Mais ce projet avait été vivement contesté par Rabat, qui avait décidé de reporter sine die un important exercice militaire bilatéral. 

Au demeurant le soutien américain au royaume marocain, considéré d’ailleurs comme son allié fidèle dans la région, n’est pas nouveau. Car le Maroc fait partie depuis 2004 des "alliés majeurs non-OTAN" des Etats-Unis, un statut privilégié qui permet notamment la levée de restrictions sur des ventes d'armements. A ce propos les dernières acquisitions militaires marocaines l’ont été auprès des Etats-Unis.

Bouteflika, l'éternel absent

Il s'agit certes de la première visite du monarque à la Maison Blanche depuis 2004, quand il avait été reçu par le prédécesseur de M. Obama, George W. Bush. En revanche, en 14 ans de règne, soit autant que le roi du Maroc, Abdelaziz Bouteflika n'a pas décroché un seul tête à tête avec les deux présidents américains. D'ailleurs, hormis Ben Bella qui a été reçu par Kennedy et Chadli par Ronard Reagan, aucun autre chef d'Etat n'avait foulé la pelouse de la Maison Blanche. L'activisme international de Bouteflika durant ses deux premiers mandats ne lui ont pas permis d'obtenir une visite du président américain. Et sur le plan africain, l'Algérie de Bouteflika a essentiellement utilisé une diplomatie du chèque, en effaçant notamment les dettes de nombreux pays pour gagner leurs faveurs. Une politique coûteuse pour le pays avec des résultats très aléatoires. Sans oublier les ratés de notre diplomatie pendant la révolution du jasmin et celle qui a entrainé la chute de Mouammar Kadhafi. Pour l'une comme pour l'autre, la diplomatie algérienne avait montré un visage affligeant, tant est si bien qu'elle s'est retrouvée isolée.

Cette visite du roi du Maroc avec bien sûr l'aval donné à son plan d'autonomie illustre l'échec de notre diplomatie. Et nous renvoie aux limites aux méthodes de Bouteflika, car il est évident que ce département plus que certains autres dépend directement de la présidence.

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