Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Sur les traces des légions et des divinités (source El Watan DZ)

Publié par The Algerian Speaker sur 29 Novembre 2013, 16:23pm

Catégories : #HISTOIRE (KAN YA MAKAN FI KADIM AZAMANE

A Tébessa, il n’existe aucune signalétique pour vous éclairer sur l’extraordinaire patrimoine antique de la ville. Il est même interdit de prendre les sites et les monuments en photo. Pour mesurer combien ces vestiges sont précieux, suivez El Watan Week-end.

La porte de Solomon

La forteresse byzanthine de Tébessa a été construite pour empêcher les tribus maures et numides d’accéder à Carthage, où se trouvait le siège de l’autorité. Le tracé est d’époque, c’est-à-dire 533 après J-C jusqu’au début du VIIIe siècle, mais comme tous les vestiges d’Afrique du Nord, ils ont été remontés à l’époque française. L’ensemble de l’enceinte a été bâtie durant le règne de l’empereur Justinien  au premier temps de la pénétration byzantine, pendant le premier tiers du VIe siècle. Ici, la porte de Solomon est construite en gros appareillage (opus quadratum). Pour plus de sécurité (la faiblesse d’une forteresse, c’est sa porte), elle est renforcée de tours. Comme son nom l’indique, c’est la porte du général byzantin Solomon qui a eu le mérite de pacifier l’ensemble du territoire maghrébin, surtout durant ses deux campagnes dans les Aurès. Il existe dans l’enceinte byzantine de Tébessa, trois portes d’époque byzantine, dont aussi la porte de Solomon située dans l’arc de triomphe de Caracalla, et la porte de Aïn Chella. La quatrième porte, dite de Constantine, n’est pas authentique, mais est l’œuvre des Français qui l’avaient aménagée pour faciliter la circulation.

 

Le temple de Minerve

Temple de type tétrastyle (4 piliers en façade), il est doté d’une colonnade de style corinthien. Après un ensemble de marches, on accède à un espace ouvert et qui serait le pronaos (salle des divinités où ne pouvaient entrer que les officiels et les prêtres). Au-delà de la porte, on trouve le sanctuaire dédié à la divinité. La statue fait face au soleil levant afin que le premier rayon du soleil illumine la statue de la divinité. Richement décoré, il doit son nom à la présence de sculptures de chouettes, symbole de la déesse Minerve. Cependant, d’autres chercheurs l’assimilent à un panthéon regroupant un ensemble de divinités, et ce, grâce à la richesse de sa décoration renvoyant aux différents dieux païens. Le temple est souvent comparé à la maison carré de Nîmes et daterait du IIIe après J-C.

 

L’ arc de triomphe de Caracalla

Cetarc est dédié à l’empereur Caracalla (début du IIIe siècle) ainsi qu’a l’ensemble de sa famille. Il est constitué de quatre faces semblables. Chaque baie est destinée à un membre de la famille (septième sévère, le père, Iulia Domna, la mère, Caracalla et son frère Geta). Une colonnade de style corinthien forme un édicule et entre chaque colonnade, une niche est aménagée. Sa datation est de la fin du IIe siècle au début du IIIe siècle. Mais cet arc fut aménagé en porte durant l’époque byzantine. L’enceinte de cette époque l’englobe dans un nouvel aménagement : l’espace de la ville romaine se rétrécit par souci militaire et défensif.

 

L’ amphithéâtre

Il date  de l’époque de l’empereur Vespasien (77 après J-C), la même famille qui a construit le Colysée de Rome. C’était alors un quartier, avec des maisons. Tébessa était une petite ville de garnison. Les habitants ont été sortis dans les années 1960. De forme elliptique, des gradins ceinturent l’arène. L’espace de l’arène fut aménagé en plusieurs lots d’habitations à l’époque médiévale, les derniers habitants ont été délogés en 1965-1966 et les fouilles archéologiques ont pu être menées à terme.

 

 

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