Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


VIOLENCES, BOISSONS ALCOOLISÉES ET TENUE VESTIMENTAIRE. Coupables d'êtres femmes (source l'Expression DZ)

Publié par The Algerian Speaker

Catégories : #DEBATS A BATONS ROMPUS(hiwar bila houdoud)

VIOLENCES, BOISSONS ALCOOLISÉES ET TENUE VESTIMENTAIRE. Coupables d'êtres femmes (source l'Expression DZ)

«L'imam cathodique Chamseddine est allé jusqu'à revendiquer des lois qui protégeraient les hommes contre les provocations des femmes.» Chauffés à blanc, les intégristes offensent et insultent la dignité de la femme algérienne.

Depuis l'interdiction d'une étudiante en droit portant une jupe jugée par l'agent de sécurité «très courte» d'accéder à l'université, une polémique explose. Une dérive dangereuse.

La femme algérienne a été tout simplement accusée d'être à l'origine de tous les maux qui guettent la société algérienne. Scandaleux, inacceptable et honteux de déverser de pareilles insanités sur la «femme algérienne» qui a payé le lourd tribut du terrorisme. Le recteur, actuel ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avait donné raison à l'agent de sécurité en émettant une instruction interdisant le port de vêtements courts tant pour les garçons que pour les filles, selon la chaîne Ennahar TV. «Il semble que les tenues vestimentaires des femmes les préoccupent plus que le niveau des diplômes qu'ils préparent au sein de leurs établissements», estime un avocat sous le couvert de l'anonymat. «Ceux qui sont censés instruire nos enfants dissimulent leurs échecs en portant le regard sur ce qui ne les regarde pas», regrette le même magistrat en précisant que «c'est une déchéance inacceptable». Pourtant, le respect et la dignité de la femme ne résident pas dans la longueur d'une «jupe». «Tout cela est de la bêtise à l'état pur. Ce qui devrait poser question à l'université c'est comment relever le niveau des universitaires et comment leur permettre d'être opérationnels après l'obtention de leur diplôme», a souligné Chafia Mentalecheta, députée de la communauté algérienne établie à l'étranger au nom du parti Ufds ('Union des forces démocratiques et sociales). Pour elle, les histoires de «jupes» démontrent une réelle volonté d'orienter les regards vers un faux problème au lieu de s'attaquer aux vrais problèmes. L'ultraconservatisme revient et se répand à grande vitesse dans la société algérienne, le pire est donc à craindre! «Ceux qui instaurent de telles lois sont des gens imprégnés de visées obscurantistes des islamistes. Ils finiront donc par interdire le pantalon et imposer le hidjab», regrette un commercial dans une banque en poursuivant que le débat sur l'université et le savoir est ailleurs, il ne se résume pas à la longueur d'une jupe. «La femme est la force de la société, au lieu de la former et de l'encourager, on essaie par différents réseaux d'entacher ce qui est une femme algérienne», a déploré Djojo Ferrag, une journaliste. «Nos grands-mères ont combattu et contribué à la libération du pays, elles ont lutté contre le terrorisme, pour qu'aujourd'hui des pseudos (..) viennent nous apprendre comment se comporter», ajoute-t-elle. Dans ce contexte, aucun article de loi n'interdit une tenue vestimentaire, indique un magistrat sous le couvert de l'anonymat. Pour le magistrat, «les établissements ont leur règlement intérieur qui a pour objet de définir les règles de vie de la communauté». Mais la plupart du temps, les administrations instaurent des règlements dans l'enceinte des établissements sans donner assez de précisions. Selon Nassima Guettal, ingénieure en informatique, militante des droits de l'homme et membre fondatrice du Front du changement national (FCN), personne n'a le droit de dicter aux femmes ce qu'elles doivent porter. «Personne n'a le droit de s'ingérer dans notre manière de nous habiller. Il faut dénoncer ces actes». Invité à une émission sur la chaîne Ennahar TV, afin d'intervenir sur l'affaire de la fameuse «jupe» Cheikh Chamseddine a versé de l'huile sur le feu. Pour lui, la femme est à l'origine des maux de la société. Selon ce mufti, qui ne rate aucune occasion pour critiquer la femme, «l'homme reste sensible et vulnérable, il ne peut pas se contrôler et se maîtriser, c'est à la femme de se couvrir». Ce dernier est allé jusqu'à demander une loi qui protège les hommes des harcèlements qui subissent de la part des femmes. Incriminer ainsi la gent féminine qui provoque les hommes. Sans commentaires...

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